AC Ajaccio - Le président de l'ACA conteste la version des faits de la famille de Kenzo

Par André Martins
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Alain Orsoni (AC Ajaccio)

Alain Orsoni (AC Ajaccio)

Dans un communiqué publié ce jeudi, Alain Orsoni, le président de l’AC Ajaccio, a remis en cause la version de la famille de Kenzo, jeune supporter marseillais agressé avant la rencontre Ajaccio-Marseille, samedi dernier.

Samedi dernier, Kenzo, enfant de 8 ans atteint d’un cancer, et sa famille se sont fait agresser par des supporters corses, avant le match entre l’AC Ajaccio et l’OM sur la pelouse du stade François-Coty. Le père a été victime de coups de poing tandis que la tête de Kenzo a heurté une rambarde pendant la confrontation. Les agresseurs ont également arraché et brûlé le maillot de l'OM que portait le garçon.

Après s’être associés dans un premier temps aux déclarations de soutien envers Kenzo et sa famille, le club corse et son président Alain Orsoni ont décidé de changer d’attitude. Au travers d’un communiqué de presse publié ce jeudi, l’ACA a remis en question la version de la famille de la victime.

Le communiqué de l’AC Ajaccio

"Il semblerait hélas, que les informations communiquées immédiatement après les faits, ne soient que très partiellement conformes à la réalité", a précisé le dirigeant de 69 ans avant de s’expliquer.

"Au début, je n’avais aucune raison de douter de la véracité des déclarations des parents du petit Kenzo, car il m’apparaissait impossible qu’ils aient pu vouloir instrumentaliser leur petit garçon malade à des fins de bad buzz. C’est pourquoi, soucieux de préserver les intérêts de mon club et sincèrement révolté, je me suis associé aux manifestations de soutien vis-à-vis de cette famille et condamné avec fermeté les faits tels qu’on les avaient exposés. Désormais, les éléments objectifs de l’enquête, et notamment le contenu de l’enregistrement de la vidéo-surveillance, révèlent que la vérité est toute autre et que la gravité des agissements de certains supporters ajacciens, au demeurant répréhensibles, aient été très nettement exagérée. Le club se réserve donc la possibilité de faire valoir ses droits contre toutes personnes susceptibles d’avoir été à l’origine de ces informations erronées et ceux qui complaisamment, les ont relayées", a-t-il finalement alerté.