Quatre ans après le décès d'Emiliano Sala, le combat continue entre le FC Nantes et Cardiff, qui refuse toujours d'honorer le reste de l'indemnité de transfert due aux Canaris, alors qu'il a déjà versé 6 des 17 millions d'euros au total.
Le 21 janvier 2019, un tragique événement se produisait avec le décès brutal d'Emiliano Sala dans le crash de l'avion qui l'emmenait vers son nouveau club. Alors au FC Nantes, l'attaquant venait de s'engager avec Cardiff City pour une indemnité de transfert de 17 millions d'euros. Depuis cet événement, un litige existe entre les deux clubs étant donné que la formation galloise a refusé de verser le montant du transfert, avançant le fait que le joueur ne lui a jamais appartenu officiellement.
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"Emiliano Sala aurait pu inscrire les quelques buts qui nous auraient sauvés"
Aux dernières nouvelles dans cette affaire, Cardiff avait été contraint par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de verser 6 millions d'euros aux Canaris. Le club en a donné 8, en comptant les intérêts. Dans L'Équipe de ce vendredi, Vincent Tan, propriétaire de Cardiff, s'est montré toujours aussi agacé à l'idée d'honorer ce montant. "Je suis très en colère. Nous n'avons pas le choix, nous n'arrêterons pas. Ce n'est que le début, pas la fin. On n'a jamais pu utiliser le joueur très prometteur que nous avions acheté. Emiliano Sala aurait pu inscrire les quelques buts qui nous auraient sauvés de la rétrogradation en Championship. Cela a entraîné une perte de 113 M€, au minimum, pour le club. Avec Sala, on aurait pu se maintenir. Il n'a pas joué un seul match pour nous. Pourquoi devrions-nous payer l'intégralité de son transfert ? Le FC Nantes doit être puni. Il a négocié avec un agent sans licence", a tonné le Malaisien.
Le FC Nantes sous la menace d'une attaque de Cardiff, mais une enquête déjà ouverte par la JIRS de Rennes
Le club se dit prêt à attaquer le FCN en justice dans le cas où il n'obtient pas gain de cause auprès de la Cour suprême suisse, qui doit rendre l'arrêt. Les avocats de Waldemar Kita, président de l'actuel 14ème de Ligue 1, ont répondu en qualifiant la démarche de "jusqu'au-boutiste et ridicule, sans aucun fondement et de tentative vaine de faire oublier les décisions de la FIFA et du TAS condamnant sans équivoque Cardiff".
Mais ce n'est pas tout, le journal révèle que les Canaris sont également attaqués en France dans l'histoire du rôle des agents liés au transfert d'Emiliano Sala, notamment celui de Willie McKay, qui a agi au nom des Canaris pour l'organisation du vol. Le dossier, ouvert début 2020, est désormais sous la responsabilité de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes, une information confirmée par le parquet de Nantes
Pour toujours. ???? ? pic.twitter.com/rxsAb100TE
— FC Nantes (@FCNantes) January 21, 2023