Mise à pied le 11 janvier dernier dans le contexte de l'affaire Noël Le Graët, Florence Hardouin est revenu sur les circonstances de sa fin d'aventure à la Fédération auprès de L'Équipe. Elle a nettement mis les choses au clair.
Directrice générale de la Fédération Française de Football dès 2013 sous la présidence de Noël Le Graët, Florence Hardouin a connu un début d'année 2023 mouvementé avec l'éclatement de l'affaire autour de l'ex-président durant laquelle elle a perdu son poste. Quatre mois après l'infarctus qu'elle a dû après le choc émotionnel lié à sa mise à pied, elle s'est confiée dans un entretien fleuve accordé à L'Équipe, ce mardi.
L'ancienne dirigeante revient notamment sur les circonstances de son départ forcé et avoue qu'elle n'imaginait pas devoir partir, malgré la crise qui entourait l'instance dirigeante du football français, désormais entre les mains de Philippe Diallo, président par intérim. Elle a répondu à ses détracteurs alors qu'elle s'est récemment joint à la procédure à l'encontre de Noël Le Graët en déposant plainte pour harcèlement sexuel et moral, comme le rappelle le quotidien sportif.
Florence Hardouin : "Je méritais un peu plus de respect"
Est-ce que j'avais envisagé la mise à pied ? Non. Les jours d'avant étaient tendus mais je n'imaginais pas cela. Qu'il y ait des départs de certaines personnes, oui, mais pas le mien. Et puis surtout pas comme ça. J'ai quand même passé quinze ans à la fédé. Je méritais un peu plus de respect. J'ai beaucoup donné pour la fédé, pour mon job. J'ai sacrifié une partie de ma vie personnelle. Quand on atteint des postes à responsabilités, on sait très bien qu'un jour, ça peut s'arrêter, mais ça ne doit pas s'arrêter de cette manière (son regard s'embue)... Effacer cette période ? C'est encore un peu tôt...", a-t-elle déclaré, très émue.