AJ Auxerre - Guy Roux pousse un coup de gueule après l'éviction de Jean-Marc Furlan

Par Clovis Canivenc
3 min de lecture
Jean-Marc Furlan, l'ex-entraîneur de l'AJA

Jean-Marc Furlan, l'ex-entraîneur de l'AJA

Le départ de Jean-Marc Furlan crée encore des remous à l'AJ Auxerre... Plus de trois semaines après sa mise à pied, certains ne comprennent toujours pas la mise à pied de celui qui avait construit cette équipe de A à Z jusqu'à l'amener à une promotion en Ligue 1 en fin de saison dernière. C'est le cas de Guy Roux, l'emblématique entraîneur de l'AJA des années 1960 jusqu'à 2005 !

Guy Roux ne comprend pas le limogeage de Jean-Marc Furlan 

Dans un entretien accordé à L'Est Eclair, l'homme de 84 ans ne garde pas sa langue dans sa poche et tacle le choix de la direction auxerroise de se séparer de celui qu'il considérait comme son successeur idéal. "Son éviction ne m’a pas plu. J’avais effectivement dit que c’était le premier entraîneur qui me ressemblait, depuis mon départ, celui avec lequel j’avais le plus d’affinités. Jean-Marc est un ami. Je le côtoie depuis trente ans sur les terrains. (...) Avec lui, il n’y a jamais eu la moindre embrouille. Les relations étaient parfaites. On ne se piquait aucun joueur. Son départ, c’est sûr, ne m’a pas fait plaisir", a-t-il affirmé. 

Finalement licencié pour faute grave, Jean-Marc Furlan a payé au prix fort son coup de sang sur la pelouse du Clermont Foot, le 9 octobre. Dans une fin de match tendu, le désormais ex-entraîneur de l'AJ Auxerre s'était retourné vers le public du stade Gabriel-Montpied et avait adressé un doigt d'honneur aux spectateurs. "L'équipe filait un mauvais coton, reconnaît Guy Roux. Elle restait sur quatre défaites et un résultat nul en cinq journées. Je ne connaissais pas les intentions des décideurs auxerrois mais le doigt d’honneur, que Jean-Marc a fait à Clermont, en réponse à une insulte d’un spectateur, a donné un motif aux dirigeants pour mettre fin à son aventure auxerroise. (...) La seule chose que je peux dire, c’est qu’un délit mérite punition. Mais tous les délits ne méritent pas la mort. Si on franchit la ligne blanche, on ne mérite pas forcément de prendre vingt ans de prison. Jean-Marc est tombé dans une mauvaise série. Il l’a payée". Dans cette même interview, Guy Roux rappelle qu'il avait déjà proposé à Jean-Marc Furlan de prendre sa succession en 2006 mais que ce dernier avait décliné pour rejoindre, à l'époque, l'ESTAC. 

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