Trois défaites sur les quatre premiers matchs amicaux, voilà le bilan de la préparation de l'AJ Auxerre à l'heure où nous écrivons ces lignes. Samedi, les pensionnaires de l'Abbé-Deschamps se sont une nouvelle fois inclinés face à Reims (0-2). Après la rencontre, Jean-Marc Furlan n'a pas caché son inquiétude et a mis un petit coup de pression à ses dirigeants.
"La préparation est un peu particulière, dans le sens où on cherche des recrues. Si les recrues arrivent, il va falloir leur enseigner les protocoles de jeu, la manière dont on va évoluer, et c'est encore plus difficile. Ce n'est pas comme au XXe siècle. Quand tu es coach, tu as 4, 5, 6, 7 arrivées au dernier moment, et c'est particulier. Et c'est pour ça que la précarité est très importante chez les entraîneurs du XXIe siècle. Ce qui m'importe, c'est comment on va survivre et exister en Championnat. À l'heure actuelle, je suis beaucoup plus dans l'idée de travailler avec le service recrutement et monsieur Zhou (le propriétaire-président) que dans l'aspect technico-tactique du terrain. Des joueurs vont certainement arriver au tout dernier moment. Moi, j'en espère pas mal, et ça va être d'autant plus difficile pour leur apprendre nos process de jeu" a-t-il déclaré avant de poursuivre : "Quand tu es coach, tu te chies toujours dessus, en permanence (rires). Tu es toujours inquiet, sauf si tu opères au PSG, car tu as toujours un mec qui peut la mettre au fond (sourires). Mais c'est vrai que ça m'inquiète, pour pouvoir être à la hauteur dans ce Championnat, et je me demande comment on va être, au fur et à mesure des matches, compétitifs. Mais c'est logique que ça m'inquiète."