Depuis plusieurs semaines, on sait que le futur rachat du SCO d'Angers par un fonds d'investissement américain est proche. En effet, le président du club angevin Saïd Chabane, a annoncé le 18 mai dernier qu'il laissait sa place après onze années à la tête du SCO. Le coach Gérald Baticle avait révélé en conférence de presse avoir rencontré les futurs propriétaires du club. Pour le moment, le fonds d'investissement cherche encore un financement pour finaliser l'opération selon L'Equipe. Il s'agit de Global Football Corporation (GFC) représenté par Nick Sakiewicz, un des fondateurs de la MLS.
L'opération de rachat est censée rapporter une somme importante d'argent à l'actuel propriétaire. Du côté de Angers, la somme de 65 millions d'euros est avancée. Pour le moment, ça coince au niveau des investisseurs. GFC a activé ses réseaux afin de trouver les finances nécessaires au rachat du club français. L'Equipe annonce que le fonds d'investissement dispose, pour appuyer leurs recherches, d'un document d'une soixantaine de pages dont le but est de convaincre. Il se nomme "Angers SCO Opportunity Overwiew".
"Opportunité d'acquérir une équipe européenne de premier plan, financement solide, avec une activité de transfert de joueurs existante dans un championnat du top 5 européen", peut-on notamment lire dans le document. Le projet lillois serait un modèle pour les futurs propriétaires angevins qui souhaitent améliorer dans les premières années l'effectif en se basant sur le trading et décrocher une qualification européenne. D'après la présentation, le président du SCO Saïd Chabane savait que l'ensemble des fonds n'étaient pas réunis au moment où il a annoncé l'opération en mai dernier. "Il y a un timing qui est fixé avec des échéances qui sont pour le moment respectés, même si je ne peux pas les donner car elles ont été annoncées à personne", confie le président emblématique d'Angers.
Un été crucial
Dans les prochains jours, GFC et l'un de ses représentants, Nick Sakiewicz, sont attendus en France pour faire un point sur la situation et notamment un point qui cristallise l'attention des Américains : le niveau de revenus d'Angers. Le temps donné n'est pas infini puisqu'il est stipulé dans le document de présentation de GFC que la vente doit se dérouler avant la fin du mois d'août. Face à cette situation, le président angevin reste confiant auprès de L'Equipe: "si ça doit se faire, ça se fera. Si ça ne se fait pas, c'est que ce n'était pas écrit. Mais je suis confiant."