En juin 2013, Sofiane Boufal signait son premier contrat professionnel avec Angers SCO. Cependant, il ne le restera pas longtemps en Anjou, car il quitte vite le nid pour rallier le Nord en signant au LOSC un an et demi plus tard. Une éclosion et les premiers contacts avec Lille qu'il a racontés au cours d'un entretien pour Ouest-France.
Quand Stéphane Moulin a "puni" Sofiane Boufal
"J’intègre la réserve du SCO rapidement. Puis les pros, durant un an. Je rentre 10 minutes contre Istres en début de saison 2012-13, mais je ne rejoue pas. Puis je fais forte impression en stage de pré-saison et je démarre la saison 2013-14 titulaire. L’été suivant, beaucoup d’agents me sollicitent. Je me perds un peu. Le coach Stéphane Moulin me punit. Je me suis remis les idées en place et j’ai fait une grosse première partie de saison. Et en janvier, en plein stage commando organisé par le club, entre deux boîtes de thon à la catalane, on me dit que Lille est intéressé. La phrase n’était pas terminée que je dis oui", a-t-il avoué.
"Je me sentais plus chez moi qu’à Angers"
S'en est suivi 43 matchs en Ligue 1 avec les Dogues pour Boufal, ponctués de 14 buts. Même s'il a vite quitté la France au bout d'une saison et demie dans le 59, le Marocain garde un souvenir impérissable de ce qu'il a vécu au cours de son aventure lilloise. Sûrement une des meilleures périodes de sa carrière selon lui. "Là-bas (à Lille), je vis un changement radical. Dès mon arrivée, on me dit que je ne suis pas le choix du coach Girard. Aucun souci : je leur dis "à la fin, je serai le premier qu’il mettra sur la feuille". Le moment arrive contre Reims, à domicile. Je fais deux passes décisives. Puis j’enchaîne et la saison suivante, ma plus complète au niveau statistique, j’ai mis 12 buts. Malheureusement, ça se finit avec une blessure (au ménisque), sur synthétique à Lorient. À Lille, on était chez nous. Je me sentais plus chez moi qu’à Angers. Ma mère était comme un poisson dans l’eau", a-t-il déclaré franchement.