Le football est bien plus qu’un simple sport, c’est aussi une industrie qui génère des milliards d’euros chaque année et dont certaines règles peuvent apparaître comme problématiques. L’arbitrage et le rôle de ceux qui déterminent si une action est valable ou bien si il y a faute est actuellement sous le feu des projecteurs.
En effet, les arbitres ont un rôle crucial qui va influer sur le résultat d’un match, donc sur vos paris sportifs et sur les performances de l’équipe, donc sur les contrats avec les joueurs et les marques qui sponsorisent les évènements. Aujourd’hui, nous vous proposons de revenir sur la polémique qui agite le monde du football français et de décrypter les raisons du scandale.
Un week-end de Ligue 1 qui ravive les tensions
L’arbitrage français est au cœur de la tourmente depuis le dernier week-end de Ligue 1. La rencontre entre Lyon et Nice qui s’est soldée par une victoire 1 à 0 des lyonnais a provoqué la colère du président niçois, d’accoutumée plutôt mesuré. Jean-Pierre Rivière a ainsi attaqué l’arbitre, Clément Turpin, en déclarant qu’il était arrogant et qu’il aurait dû concéder plusieurs penalties.
Puis, la rencontre entre Reims et Lens qui s’est finie par un match nul deux jours plus tard a fini de mettre le feu aux poudres. L’action mise en cause est un tacle assassin de Joseph Okumu sur Frankowski qui normalement devrait résulter en une expulsion. C’est ainsi tout le système d’arbitrage qui est mis en cause au sein de la Ligue 1.
Le cœur du problème : l’utilisation des outils d’arbitrage
Cette polémique que l’on voit actuellement ravivée est loin d’être nouvelle. En effet, les arbitres ont depuis quelques années toutes sortes d’outils à leur disposition, dont le VAR, qui permet de revoir l’action en vidéo pour prendre une décision. Le coup de colère vient du fait que les arbitres peuvent choisir quand y faire appel et que de toute manière leur décision est indiscutable.
Ainsi, si un arbitre fait une erreur, il est impossible d’arrêter le match et il est difficile de déterminer si il s’agit d’une erreur ou bien d’une décision partiale. Les arbitres ne sont pas forcés de faire appel à ces aides et le manque de règles concernant ce que peut faire ou non un arbitre crée un sentiment assez fort d’injustice.
De nouvelles règles qui ne plaisent pas à tous
Avec l’arrivée des nouvelles règles liées à l’arbitrage VAR, le football français a aussi vu ses règles assouplies en faveur du spectacle. Les arbitres ont reçu pour consignes de limiter les interruptions de jeu et donc de passer outre les infractions mineures. De plus, l’expulsion d’un joueur avec un deuxième carton jaune est aussi devenue plus rare, donnant ainsi plus de liberté sur le terrain aux joueurs.
Pareil pour les hors-jeu, les drapeaux ne sont levés que quand les hors-jeu ne peuvent être interprétés autrement. Les limitations imposées à ce moment avaient pour but de faire évoluer le football français, sans faire perdre de crédit aux arbitres et donner l’impression qu’ils sont inutiles. Il semblerait que, sept ans plus tard, cela ait plutôt résulté en un excès de zèle de la part de certains arbitres qui vont laisser passer des actions clairement punissables sur le terrain.
Une solution existe-t-elle pour l’arbitrage français ?
Au vu de la polémique actuelle, l’indignation ouvre la porte à un questionnement essentiel : que faut-il faire pour remédier au problème de l’arbitrage ? Il n’y a pas de réponse universelle, mais il est envisageable de renforcer les règles enjointes aux arbitres pour éviter le genre de manquements vus récemment.
Toutefois, ces mesures ne doivent pas seulement durcir la tâche de l’arbitre, mais aussi lui fournir les moyens d’appliquer ses décisions plus rapidement et plus justement. Ainsi, la mise en place d’un VAR automatique ou bien l’apport d’autres technologies qui permettent à l’arbitre de mieux voir l’action pourraient aider à rendre les matchs plus justes pour toutes les équipes de la Ligue 1.