Le président de l'AS Saint-Étienne, Ivan Gazidis, prend la défense des Green Angels et des Magic Fans suite à la procédure de dissolution lancée par le ministère de l'Intérieur.
Après le communiqué officiel des Green Angels et des Magic Fans, la réaction de Philippe Montanier, le coach de l'AS Saint-Étienne, c'est au tour d'Ivan Gazidis, le président de l'ASSE, de prendre la parole sur la procédure de dissolution lancée par le ministère de l'Intérieur visant les deux grands groupes de supporters des Verts.
Dans une tribune publiée par nos confrères du Progrès, l'homme d'affaires sud-africain prend la défense des deux groupes de supporters visés par cette procédure et ne souhaite pas qu'ils soient des boucs émissaires. Il s'interroge également sur l'efficacité d'une procédure de la sorte.
"Quiconque a assisté à un match à Geoffroy-Guichard sait que les groupes de supporters de l’AS Saint-Étienne occupent une place singulière dans la vie du stade et de la ville toute entière. Car c’est aussi au-delà du stade qu’ils jouent un rôle important dans le quotidien de nombreux membres de notre communauté. Par leur ampleur, leur histoire et leur ancrage local, ils rayonnent bien au-delà des tribunes, contribuent à faire vivre des événements et des causes qui dépassent largement le football, et participent d’une manière assez rare au vivre-ensemble de la ville. Cette nouvelle procédure interroge par son ciblage, mais surtout par son efficacité réelle. (...) Depuis près de deux ans, l’AS Saint-Étienne a engagé un travail de fond, avec des moyens humains, techniques, financiers et juridiques sans précédent. Nous avons été le premier club professionnel en France à formaliser avec l’État un contrat local de sécurité, et à en mettre en œuvre l’ensemble de nos engagements. (...) La Ligue de Football Professionnel elle-même souligne la qualité du dispositif de sécurité mis en place à Saint-Étienne, parmi les plus performants au niveau national. Dans ce contexte, une question simple se pose : en quoi la dissolution de deux groupes de supporters au sein d’un même club constitue-t-elle aujourd’hui la réponse la plus utile, la plus cohérente et la plus efficace contre la violence dans et autour des stades ? Car dissoudre des groupes structurés, identifiés et engagés dans un dialogue suivi, ce n’est pas faire disparaître les problèmes. C’est prendre le risque de déplacer les tensions vers des espaces moins visibles, moins encadrés et plus difficiles à maîtriser pour nous tous" est-il notamment écrit.