Véritable serpent de mer depuis plusieurs années, la vente de l'AS Saint-Etienne (42 points, 12 victoires, 9 nuls, 11 défaites), dixième du classement de Ligue 2 et toute proche du maintien, serait bel et bien toujours d'actualité. Dans un entretien accordé sur les ondes de la radio RCF, Roland Romeyer (77 ans), le président du directoire du club forézien, a renouvelé son souhait de passer la main. Sous certaines conditions bien précises, évidemment.
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"La vente est-elle toujours d'actualité ? Oui moi je voudrais quelqu’un qui puisse pérenniser le club, investir au capital, pour conserver tous les bons joueurs, renforcer l’équipe et remonter en Ligue 1. Pour les gars qui reprendront le club, il faut pouvoir faire de meilleures choses que ce qu'on a fait. Par exemple, quand il y aura des pépites, et il y en a qui arrivent au centre de formation, il faudra pouvoir les garder plusieurs années pour avoir la meilleure équipe possible et puis là on pourra jouer les premiers rôles. Ici, le centre de formation c’est notre richesse, ce n’est pas le robinet de pétrole de Paris. Mais on a été obligé de vendre trop tôt les jeunes joueurs pour équilibrer", a d'abord expliqué le dirigeant ligérien, et d'étayer ses propos.
"Aujourd’hui le gars qui est capable de diriger ce club, il faut qu’il ait de l’argent pour pouvoir rivaliser"
"Il faut savoir qu’on a été le seul club à avoir présenté un bilan positif à la DNCG, mais pour faire cela on a été obligé de vendre des joueurs où il aurait fallu attendre un an ou deux pour qu’ils soient costauds. Par exemple, je suis sûr que nous verront bientôt le tandem Saliba et Fofana en défense centrale de l’équipe de France. Mais quand on a vendu Fofana, il s’est vendu deux fois et demi plus cher deux ans après. Aujourd’hui le gars qui est capable de diriger ce club, il faut qu’il ait de l’argent pour pouvoir rivaliser", a ajouté Roland Romeyer et de conclure : "Il y en a plein des milliardaires ! Le problème c’est que je ne sais pas si ce seront des français, des étrangers… je ne sais pas qui achètera. Pour le moment, ce que j’essaie de faire comprendre aux gens, c’est que là il y a une Ferrari super belle, elle est en réparation, elle va mieux, et puis après on verra ce qu’il se passera".