ASSE - La situation actuelle de l'ASSE, la vente du club, un retour vers les sommets : l'analyse sans concession de Michel Platini, légende des Verts

Par Loïc Poyade
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Michel Platini, l'ancien président de l'UEFA.

Michel Platini, l'ancien président de l'UEFA.

Dans un entretien donné au Progrès, Michel Platini, légende du football français, a pris quelques minutes pour s'épancher sur la situation de son ancien club : l'ASSE.

Ancien joueur emblématique des Verts de l'AS Saint-Etienne (1979-1982, 145 matches joués toutes compétitions confondues, 82 buts), Michel Platini (68 ans) s'est exprimé sur la situation de son ancien club, actuellement en Ligue 2, dans une interview accordée au quotidien régional Le Progrès. Pour l'ex-numéro 10 stéphanois, un retour au plus haut niveau de l'ASSE s'annonce délicat car le football a changé et l'argent est désormais le nerf de la guerre.

"C'est l'argent qui fait la différence"

"Un retour au premier plan pour l'ASSE ? C'est compliqué. Sauf à ce qu'on trouve du pétrole dans les mines… En s'appuyant sur la formation ? Là aussi, c'est compliqué. Maintenant, tu formes un gamin de 16 ans, à 17 ans il est parti. C’est l'argent qui fait la différence. Quand tu as de l'argent, tu as de bons joueurs", a affirmé la légende des Verts, avant d'aborder la possibilité pour l'ASSE de devenir un club satellite, à l'instar de l'ESTAC Troyes ou du Racing Club de Strasbourg Alsace. "Avec le trading (Ndlr, achat et revente de joueurs), c'est bien pour les grands clubs de se constituer un réseau. Mais ça veut dire que c'est la fin des ambitions des clubs formateurs…", a estimé Michel Platini.

"Une vente de l'ASSE ? Le problème, c'est de savoir qui veut acheter"

Ce dernier, vainqueur d'un titre de champion de France (1981) et double finaliste malheureux en Coupe de France (1981, 1982) avec l'écurie du Forez, a ensuite livré sans langue de bois sa vision des choses concernant une possible vente du club ligérien. Là aussi, l'ancien maître à jouer des Verts et des Bleus de l'équipe de France se veut plutôt pessimiste. Réaliste diront certains. "Une vente de Roland Romeyer et Bernard Caïazzo ? Le problème, c'est de savoir qui veut acheter et s'il met les moyens. C’est difficile d’avoir un budget de 600 millions comme le PSG…", a conclu Michel Platini, sans prendre de gants.

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