ASSE - La vente, Claude Puel, les supporters... Roland Romeyer lâche ses vérités !

Par Clovis Canivenc
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Roland Romeyer, le co-président de l'ASSE

Roland Romeyer, le co-président de l'ASSE

Dans une interview accordée au Progrès, Roland Romeyer a balayé toute l'actualité de l'AS Saint-Étienne. Du départ de Claude Puel au mercato hivernal en passant par la vente du club, le président des Verts dit tout.

Très discret dans les médias depuis plusieurs mois, même au cœur de la crise sportive traversée par l'AS Saint-Étienne, Roland Romeyer a décidé de s'exprimer dans les colonnes du Progrès ce jeudi. Le co-président du club forézien n'a esquivé aucun sujet. À commencer par le plus chaud : la 20ème place au classement en Ligue 1 et le danger d'une relégation en Ligue 2 qui guette les Verts. "Aujourd’hui, le club appartient à deux clowns (sic) qui n’ont pas les moyens financiers pour se battre avec les plus grosses équipes du championnat : Paris, Monaco, Nice, Rennes… Le club est en bon état de marche. On n’a pas une équipe pour être championne mais pas pour être dernière non plus. Tant que le club ne sera pas vendu, on ne pourra pas aller plus haut que la 10e place", affirme-t-il.

Pour se relever de cette situation compliquée (2 victoires en 19 journées, 5 points de retard sur le premier non-relégable), Roland Romeyer estime que Pascal Dupraz est "l'homme de la situation". Arrivé en remplacement de Claude Puel, dont la place était plus que contesté par les supporters stéphanois, l'ancien coach du TFC a déjà ramené un peu de sérénité en ce début d'année 2022. S'il reconnaît sa responsabilité dans le choix de nommer Claude Puel, l'associé de Bernard Caïazzo tacle également son ex-entraîneur et la gestion de ses troupes : "Avec sa gestion, ça a été un peu compliqué à l'intérieur du club. Pour manager une équipe, il faut de l'empathie. Claude est un entraîneur brillant mais ça ne suffit pas. Si on sait bien prendre les hommes, tous ensemble, on peut renverser des montagnes". 

Autre sujet abordé par Roland Romeyer, les critiques virulentes des supporters stéphanois à son encontre. Ces dernières semaines, lors des matchs à domicile, des banderoles s'attaquant à sa gestion du club avec Bernard Caïazzo l'ont visé. S'il accepte les critiques sur ses erreurs, il estime que "les agressions physiques, les insultes à mon égard et sur ma famille ne sont pas acceptables"

Encore des recrues et peut-être des ventes

Outre l'arrivée de Pascal Dupraz, l'ASSE a également décidé de prendre les choses en main sur le mercato. Après les arrivées libres de Joris Gnagnon et Bakary Sako, le club stéphanois a obtenu les prêts de Paul Bernardoni et Sada Thioub, en provenance d'Angers SCO. Sans doute pas les dernières recrues de ce mercato hivernal, puisque que comme l'explique Roland Romeyer, Saint-Étienne "avait les moyens de recruter" dès l'été dernier. "C'était un choix du manager général (de ne pas recruter). Il pensait qu'avec l'effectif qu'il avait à sa disposition, ça allait le faire. Ce que l'on n'a pas pu dépenser cet été, on va le dépenser maintenant. L'argent était prévu au budget".

Pour autant, les pensionnaires du stade Geoffroy-Guichard pour également être contraints de vendre des joueurs pour entrer dans les clous fixés par la DNCG. Soit dès cet hiver, soit l'été prochain. "Un club de foot, sauf avec les milliardaires que l'on connaît, vit avec le trading. Un moment ou un autre dans la saison, il faudra peut-être vendre des joueurs", ajoute Roland Romeyer. Reste que les fortes valeurs marchandes ne sont pas nombreuses à l'ASSE (Étienne Green, Lucas Gourna-Douath, Adil Aouchiche ?). 

"Il n'y a personne" pour reprendre le club

Enfin, le président des Verts a également évoqué le serpent de mer de ces derniers mois dans le Forez : la vente du club. Alors que le club est officiellement en vente depuis le mois d'avril dernier, aucun acheteur n'a pour l'instant réussi à convaincre KPMG, le cabinet d'audit et de conseil chargé d'étudier les dossiers de reprise. "Le problème, ce n’est absolument pas combien on va revendre nos parts, affirme Roland Romeyer. Je n’en fais pas une histoire d’argent. C’est un problème de succession. Ce qui est important c’est de trouver quelqu’un capable de pérenniser le club. Pour le moment, il n’y a personne. Malheureusement personne. J’ai eu des réunions avec des candidats à Saint-Etienne, à Paris, en Suisse… Mais quand c’est le moment de tout mettre sur la table et de fournir les éléments tangibles à KPMG, personne ne l’a fait. Actuellement, personne n’a rempli toutes les cases". 

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