À l'occasion d'une longue interview accordée au Progrès, Laurent Batlles, l'entraîneur de l'ASSE, a dévoilé les dessous du déclic stéphanois.
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Sur une série de huit matches de rang sans défaite (5 victoires, 3 nuls), l'AS Saint-Etienne (18 points, 5 victoires, 3 nuls, 2 défaites) est remontée à la cinquième place du classement de la Ligue 2 avant la trêve internationale. Désormais bien placée en embuscade dans la course à la montée, l'écurie du Forez va enchaîner une série d'affiches (Stade Lavallois J11, Angers SCO J12 et AJ Auxerre J14) face à des concurrents directs. Dans un entretien fleuve accordé au quotidien régional Le Progrès, Laurent Batlles (48 ans), l'entraîneur stéphanois, a évoqué ces échéances capitales pour la suite de l'exercice ligérien.
"Ce sera un bon indicateur. Cela va nous permettre d'affronter des équipes différentes et devant nous au classement. On sait comment joue Laval, Angers ne propose pas la même chose et Auxerre non plus. Ce ne sera pas le même fonctionnement que des équipes comme Ajaccio (0-0, J10 L2), très expérimentée, structurée et venue pour cadenasser", a tout d'abord estimé le tacticien des Verts, avant de dévoiler les coulisses du réveil forézien.
Pour Laurent Batlles, la victoire sur la pelouse du SM Caen a presque tout changé
"Je pense qu'on a eu une prise de conscience quand on est parti à Sion faire un match amical (Ndlr, avant la rencontre face au SM Caen). Il n'y avait pas tout le monde en raison des matchs internationaux et des blessures. On n'a pas fait vraiment un gros match là-bas mais on avait besoin de se remplir physiquement. La bascule s'est faite totalement lors du match de Caen (1-2) où personne n'imaginait qu’on allait faire tomber le leader. On s'est rendu compte qu'on était capable de battre des grosses équipes du championnat. Ça nous a permis de valider tout le travail mis en place", a poursuivi Laurent Batlles.
Ce dernier s'est ensuite confié sur le statut particulier de l'ASSE et les attentes qui vont, évidemment, avec. "Je pense qu'on est du même acabit que Lens. Quand vous avez un club populaire, avec une histoire, l'image n'est pas la même et les gens sont beaucoup plus exigeants qu'avec d'autres équipes, comme moi j'ai pu le connaître par exemple avec Troyes où on nous a laissés tranquille. La saison passée, Metz est monté en étant en embuscade et on ne les a pas embêtés. On parlait plus de nous et de Bordeaux que du Havre et de Metz qui sont montés", a conclu Laurent Batlles.