ASSE - Le cri du coeur du porte-parole des Green Angels face à la menace de dissolution

Par Hugo Voisot
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Les supporters de l'ASSE

Les supporters de l'ASSE

Lors d'un entretien accordé à L'Equipe, Tom Duffieu, le porte parole des Green Angels, l'un des deux groupes de supporters de l'AS Saint-Etienne menacés de dissolution, s'est exprimé à deux jours du passage en commission place Beauvau.

Ce samedi, juste avant la réception de l'USL Dunkerque (J30 L2), les supporters de l'AS Saint-Etienne vont manifester à deux jours d'un passage en commission très redouté au ministère de l'Intérieur. En effet, un an plus tard, les Green Angels et les Magic Fans sont toujours menacés d'une dissolution par Laurent Nuñez. Ce qui inquiète grandement les fans des Verts. C'est dans ce contexte que le porte-parole des "GA" s'est exprimé dans les colonnes de L'Equipe. Tom Duffieu a notamment évoqué ce qui est reproché aux groupes de supporters.

"Des points de friction, notamment en déplacement. On réserve nos arguments pour la commission, mais la position n'a jamais varié : aucun incident ne sera justifié ou banalisé. Aucune structure n'est parfaite. L'objectif, évoqué il y a un an déjà, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait plus de débordements. Mais c'est autre chose de rendre coupable une association collectivement pour des faits qui sont parfois très individualisés", a déclaré le porte-parole des Green Angels. 

"On a l'espoir d'être entendus, que la commission et le ministère reviennent à la raison"

Ce dernier a également tenu à lever le voile sur la stratégie de défense qui allait être adoptée par son groupe, place Beauvau. "Des éléments nouveaux vont être apportés, des erreurs factuelles vont être corrigées pour démontrer l'improvisation totale de l'administration. Et on va rappeler que, à chaque fois qu'on a toqué, on a trouvé porte close. Pour travailler en bonne intelligence, il faut être deux. Finalement, on nous reproche d'avoir échoué dans un dialogue qui n'en est pas un, a ajouté Tom Duffieu, avant de faire part de son optimisme quant à la décision rendue. On a espoir d'être entendus, que la commission et le ministère reviennent à la raison, regardent en profondeur l'activité de nos groupes, écoutent les acteurs locaux, tous formellement opposés à cette dissolution, et ceux de terrain de l'administration, qui savent qu'on n'éradique pas la violence quand on dissout une structure. Au contraire, avec des associations trentenaires, on va se priver de dialogue, d'encadrement, de moyens de régulation... Quand on voit les soutiens apportés l'an dernier et cette année encore, avec un sujet qui met d'accord l'ensemble de l'échiquier, c'est peut-être que le choix politique est mauvais".

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