Lors de la finale de la dernière Coupe du Monde, Emiliano Martinez a réussi à prendre le meilleur sur Hugo Lloris dans le difficile exercice de la séance de tirs au but. Pour cela, il a dû faire appel à son fort caractère, qui l'a rendu imperturbable. Tel est le message qu'il a en tout cas fait passer dans le dernier France Football.
Il y a maintenant presque deux mois, l'équipe de France de Kylian Mbappé et d'Hugo Lloris perdait sa couronne de championne du monde après une finale de Coupe du Monde soldée aux tirs au but contre l'Argentine (3-3, 4-2 aux t.a.b, analyse et notes). Supérieur dans ce domaine à son homologue français, le portier argentin Emiliano Martinez est revenu sur la séance de tirs au but la plus importante de sa vie de footballeur dans le dernier numéro de France Football. Très sûr de lui, L'ancien gardien d'Arsenal pouvait compter sur une inébranlable confiance en lui et une préparation minutieuse, destinée à déstabiliser les tireurs tricolores. Cela a suffi pour arrêter la tentative de l'attaquant du Bayern Kingsley Coman et accompagner celle d'Aurélien Tchouaméni, qui a terminé hors du cadre.
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Emiliano Martinez : "Les tirs au but ? Je me dis toujours que je suis meilleur que le gardien adverse"
Avec le staff, on avait observé comment tiraient (Marcus) Thuram, (Olivier) Giroud, (Kylian) Mbappé, (Antoine) Griezmann, (Raphaël) Varane", a-t-il expliqué. "Et, finalement, parmi ceux-là seul Mbappé a tiré (en premier, et marqué). Sur le tir (arrêté) de (Kingsley) Coman, j'ai pris ma décision sur le moment. Je n'avais jamais vu (Aurélien) Tchouaméni tirer non plus, mais j'ai eu une bonne intuition et, même s'il a tiré à côté, j'ai senti le ballon passer tout près de ma main. En revanche, j'avais déjà vu (Randal) Kolo Muani tirer. Il a l'habitude de tirer en finesse sur un côté et là il a fermé les yeux et l'a mis fort au milieu... En dehors de ça, j'ai aussi dit à Paulo Dybala (deuxième tireur de l'Albiceleste) de frapper au milieu, ce qui n'est pas dans ses habitudes, et il m'a écouté. Il a eu le sang-froid pour le transformer (...) J'ai toujours été bon dans ce genre de situations, toute ma vie, j'ai arrêté des penalties (...) Lors des tirs au but, c'est le gardien adverse ou moi. Et je me dis toujours que je suis meilleur que lui. Je sais que je vais en arrêter un ou deux (...) Le football, c'est ça, aussi : rivaliser, souffrir et, surtout, savoir souffrir. Là, on a souffert jusqu'à la dernière minute, jusqu'à ce que (Gonzalo) Montiel mette son tir au but.", a analysé Emiliano Martinez, visiblement ressorti grandi de cette rencontre gravée pour l'éternité dans son esprit.