Débutée il y a deux jours par le match d'ouverture entre le Qatar et l'Équateur (2-0, analyse et notes), la vingt-deuxième édition de la Coupe du Monde est déjà rentrée dans l'histoire comme un évènement destiné à favoriser le jeu et minimiser les pertes de temps. Comme l'indique RMC Sport, 64 minutes de temps additionnel cumulées ont en effet été jouées au travers des quatre premiers matches de la compétition.
Le temps additionnel, nouvel allié des joueurs à la Coupe du Monde
Ce total impressionnant de minutes de jeu ajoutées depuis le début du tournoi est censé compenser les arrêts de jeu constatés sur le terrain quand le chronomètre n'est pas arrêté et favoriser des affrontements plus fluides après les interventions et vérifications de l'arbitrage vidéo qui traînent parfois en longueur. C'est en tout cas le discours tenu par Pierluigi Collina, ex-arbitre italien de légende reconverti à un poste de dirigeant de l'arbitrage à la FIFA : "À la fin de la Coupe du Monde en Russie, nous avons essayé d'être plus précis pour compenser le temps perdu pendant les matchs et c'est pourquoi vous avez vu six, sept ou même huit minutes supplémentaires, Pensez-y : si vous marquez trois buts en une mi-temps, vous perdrez probablement quatre ou cinq minutes au total à cause des célébrations et de la reprise.", a-t-il expliqué devant la presse.
Ainsi, que Mehdi Taremi, buteur le plus tardif de l'histoire de la Coupe du Monde hors prolongations se rassure, il faut donc s'attendre à voir ce temps de jeu se prolonger lorsque c'est nécessaire. Cela fait partie des évolutions souhaitées du football, au même titre que l'instauration du hors-jeu semi-automatique. Reste à savoir si cela aura l'effet espéré.
Rallongée par 27 minutes de temps additionnel, la rencontre entre l'Angleterre et l'Iran (6-2) a duré 117 minutes et 16 secondes. Il s'agit du match le plus long en Coupe du monde depuis 1966. https://t.co/WkmJQVs2O0 pic.twitter.com/WKnigQddeb
— L'ÉQUIPE (@lequipe) November 21, 2022