Découvrez notre preview sur le Japon pour cette Coupe du Monde 2026.
En novembre 2022, dans le groupe de la mort face à l'Allemagne et à l'Espagne, le Japon bat les deux, et surprend le monde entier en se qualifiant pour les quarts de finale. Force dominante du football asiatique avec quatre participations à ce stade de la compétition, l'équipe nationale japonaise arrive en Amérique du Nord avec un seul objectif : franchir pour la première fois un tour en phase à élimination directe. L'effectif est le plus européanisé de l'histoire de la sélection : Wataru Endo à Liverpool, Hiroki Ito au Bayern Munich, Daichi Kamada à Crystal Palace, Takefusa Kubo à la Real Sociedad, pour ne citer qu'eux. Une génération entière formée dans les meilleurs championnats du monde. Et même Yuto Nagatomo, 39 ans, 145 sélections, qui devient le premier Asiatique à disputer cinq Coupes du Monde consécutives. Dans le groupe F face aux Pays-Bas, à la Suède et à la Tunisie, le Japon dispose d'un chemin crédible vers les seizièmes. Les Samouraïs feront partie des nations à surveiller.

NOTRE COTE
⭐️⭐️
Barème :
⭐️ Ne devrait pas passer le 1er tour
⭐️⭐️ Peut se qualifier en phase à élimination directe
⭐️⭐️⭐️ Peut passer plusieurs tours
⭐️⭐️⭐️⭐️ Sérieux outsider
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ Favori à la victoire finale
L'ÉQUIPE TYPE

LA LISTE DES 26
Gardiens de but : Zion Suzuki (Parme, ITA), Keisuke Osako (Sanfrecce Hiroshima, JAP), Tomoki Hayakawa (Kashima Antlers, JAP)
Défenseurs : Yukinari Sugawara (Werder Brême, ALL), Takehiro Tomiyasu (Ajax Amsterdam, HOL), Ko Itakura (Ajax Amsterdam, HOL), Hiroki Ito (Bayern Munich, ALL), Tsuyoshi Watanabe (Feyenoord Rotterdam, HOL), Shogo Taniguchi (Saint-Trond, BEL), Ayumu Seko (Le Havre AC), Yuto Nagatomo (FC Tokyo, JAP), Junnosuke Suzuki (FC Copenhague, DAN)
Milieux de terrain : Wataru Endo (Liverpool, ANG), Kaishu Sano (Mayence, ALL), Ao Tanaka (Leeds, ANG), Daichi Kamada (Crystal Palace, ANG), Ristu Doan (Francfort, ALL), Junya Ito (Genk, BEL), Takefusa Kubo (Real Sociedad, ESP), Keito Nakamura (Stade de Reims)
Attaquants : Ayase Ueda (Feyenoord Rotterdam, HOL), Koki Ogawa (Nimègue, HOL), Kento Shiogai (Wolfsburg, ALL), Yuito Suzuki (Fribourg, ALL), Keisuke Goto (Sint-Trond, BEL), Daizen Maeda (Celtic Glasgow, ECO)
LE JOUEUR
Takefusa Kubo (Real Sociedad) : Formé à la Masia du FC Barcelone dès l'âge de dix ans, il y gagne le surnom de "Messi japonais" avant de rejoindre le Real Madrid, puis d'enchaîner les prêts à travers l'Espagne, avant finalement de se poser à la Real Sociedad. Et là, tout s'est accéléré pour lui. Mais cette saison, il a été freiné par une blessure aux ischio-jambiers en janvier qui l'a éloigné des terrains pendant plus de deux mois, et ne compte que deux buts et quatre passes décisives en Liga. Sa capacité à dribbler dans les espaces réduits, à éliminer un adversaire d'un crochet et à frapper des deux pieds fait de lui un joueur capable de faire la différence à n'importe quel moment. À 25 ans, enfin dans la plénitude de ses moyens, il aborde ce Mondial avec sa maturité, qu'il n'avait pas en 2022.
LE SÉLECTIONNEUR
Hajime Moriyasu : Après son parcours historique au Qatar en 2022, la Fédération Japonaise de Football a rompu avec la tradition en prolongeant son contrat, faisant de lui le premier sélectionneur à diriger le Japon sur deux cycles mondiaux consécutifs. Car au Qatar, Moriyasu avait accompli quelque chose d'extraordinaire : battre l'Allemagne 2-1 puis l'Espagne 2-1 en phase de groupes, avant de s'incliner aux tirs au but contre la Croatie en huitièmes de finale. Sa philosophie est celle d'un "progressiste pragmatique" : le Japon peut dominer la possession contre les équipes à leur portée, mais bascule vers un système de contre-attaque foudroyant en bloc bas contre les "gros". Le Japon détient d'ailleurs le record du plus bas taux de possession pour une équipe victorieuse en Coupe du Monde avec 17,7% lors de la victoire contre l'Espagne en 2022. Moriyasu a déjà prouvé que son équipe pouvait battre les meilleurs. Il lui reste à le faire lors de ce Mondial.
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