L'Equipe fait un point sur les droits TV avant le conseil d'administration de la LFP, qui doit se réunir ce jeudi.
Ce jeudi, la LFP a décidé de convoquer un conseil d'administration en urgence pour discuter, une nouvelle fois, des droits TV. Le CA, présidé par Vincent Labrune, doit évoquer les sources de tensions entre beIN Sports et la Ligue car aucun accord n'a encore été officiellement trouvé. Le 14 juillet dernier, le CA a voté à l'unanimité pour entamer des "négociations exclusives" avec DAZN (8 matchs par semaine) et beIN Sports (1 match), comme le souhaitait le collège de L1 réuni un peu plus tôt ce jour là. Mais pour beIN Sports, tout n'est pas encore réglé.
Une attribution partielle des droits ?
Les contours de l'offre du diffuseur qatari sont un peu complexes, comme l'explique L'Equipe. Pour offrir les 100 millions d'euros promis au foot français, beIN prévoit le versement classique des droits télé, mais aussi un apport amené par des sponsors venus du Qatar en faveur des clubs. Cette option n'est pas facile à mettre en place, surtout que la LFP n'est pas censée vendre du sponsoring en faveur des clubs. La chaine discute aussi de la durée du contrat car elle souhaite pouvoir sortir du contrat au bout de deux ans, même si DAZN poursuit au-delà. Cela ne convient pas, logiquement, à la Ligue.
Toujours d'après L'Equipe, il n'est donc pas impossible de voir la LFP prendre un peu plus de temps avec beIN Sports pour parvenir à un accord. Ainsi, l'hypothèse d'avoir une attribution partielle des droits avant un nouveau conseil d'administration pour solder le tout est possible.