Equipe de France - Didier Deschamps ne fera pas de cadeau à Warren Zaïre-Emery !

Par Julien Castanheira
4 min de lecture
Warren Zaïre-Emery avec la France

Warren Zaïre-Emery avec la France

En conférence de presse, Didier Deschamps a fait un point sur la première convocation de Warren Zaïre-Emery et détaille ce qu'il attend de lui sur ces 10 prochains jours.

Warren Zaïre-Emery a découvert, ce lundi matin, le château de Clairefontaine avec l'équipe de France A. Le milieu de terrain de 17 ans a rencontré ses nouveaux coéquipiers (mais il a aussi retrouvé 4 Parisiens) tout comme Didier Deschamps, le sélectionneur. Malgré son jeune âge, le Parisien fait déjà beaucoup parler de lui par sa précocité et ses énormes qualités. Mais il peut compter sur Didier Deschamps pour prendre sa défense. Face aux nombreuses questions sur le jeune Parisien, le technicien a demandé un peu de tranquillité autour de sa nouvelle pépite.

"Une comparaison Deschamps (joueur)/Zaïre-Emery ? C'est gentil, mais j'étais plus vieux que lui. Je n'aime pas les comparatifs, les comparaisons entre les générations. Il est précoce parce qu'il a été bien préparé, parce que c'est lui, par ce qu'il est capable de faire sur le terrain, ce qu'il peut dégager en terme de maturité à son âge. Il y en a, à trente ans, ils n'auront peut-être pas sa maturité. C'est son caractère, ce n'est pas pour rien qu'il est là ou il est avec son club" explique Deschamps, avant de réclamer du calme. "Laissez-le tranquille ! Il a la capacité, il est mis en lumière, c'est forcément au détriment d'autres aussi. J'ai d'autres joueurs au milieu, vous aimez bien déclasser les autres, vous le voulez titulaire tout de suite. C'est bien qu'il soit là, il faut le laisser un peu... Il y a une résonance importante. Je lui fais confiance, il faut qu'il garde sa sérénité, sa tranquillité, qu'il continue de faire ce qu'il fait. J'en discuterai avec lui". 

Didier Deschamps ne veut pas cajoler Warren Zaïre-Emery

Malgré le jeune âge de Zaïre-Emery, Deschamps n'a pas prévu de traitement de faveur particulier. "Je pourrai être son grand père à mon âge (rires). Olivier Giroud pourrait être son père s'il est précoce. À partir du moment qu'il est là, il fait partie des joueurs qui ont 17,18, 19 ,20 ans, ça fait partie des jeunes joueurs. Camavinga est venu très tôt, Kylian aussi. Je n'aurai pas de traitement différent différent par rapport à lui. Comme ceux qui sont moins jeunes qui viennent pour la première fois, j'aurai un peu plus d'indulgence. Vouloir y être et y être, c'est différent. Pour certains, ce n'est pas audible mais le poids du maillot...  Il y a des exigences, il a tout mais il faut que ça se fasse naturellement. Je ne vais pas le cajoler un peu plus ou quoi. Ça voudrait dire que je ne le considère pas. Pour moi il fait partie des 23, si je l'ai pris, qu'il ait 17 ans ou 32 ans, c'est qu'il mérite sa place".

Mais Deschamps a tout de même des attentes précises : "J'attends qu'il soit comme il est, dans son quotidien avec Paris, qu'il fasse les choses naturellement, en confiance, en liberté. Et s'il a à jouer, de faire du mieux possible pour lui et pour l'équipe. Il n'y a pas à se mettre de pression car il l'a déjà au PSG avec la concurrence, mais le fait d'être chez les A, il y a une lumière plus importante. Qu'il reste lui-même. Il a des choses à améliorer mais il a tout ce qu'il faut. Vous avez tendance à oublier, aussi, qu'il y a aussi des moins jeunes que lui qui ont du crédit, qui ont fait des très bonnes choses et qui sont là".