Ce samedi soir (20h45), l'équipe de France retrouvera le Parc des Princes à l'occasion de la réception du Kazakhstan, dans le cadre des qualifications pour la Coupe du Monde 2022 au Qatar. En cas de victoire, les Bleus, sur deux victoires flamboyantes en Ligue des Nations, seront officiellement qualifiés pour le prochain Mondial. À la veille de cette affiche capitale, Hugo Lloris, le gardien de but et capitaine des Tricolores, a répondu aux questions de la presse.
La réception du Kazakhstan
"On va dire que l'on connaît nos obligations, ça passe par une victoire demain soir. Cela serait idéal pour valider notre ticket pour le Qatar. Mais tout reste à faire. À nous de mettre du rythme, marquer vite, pour passer un bon moment avec nos supporters et poursuivre notre progression, depuis la Ligue des Nations".
L'état d'esprit des Bleus
"Il n'y a pas de tension, on sait ce qu'il nous reste à faire. quand on voit nos deux derniers matches, on peut être en confiance mais on sait que le haut niveau c'est de ne pas avoir d'excès de confiance. Le Kazakhstan avait fait un bon match lors de l'aller".
Les sourires chez les Bleus
"Lorsqu'on gagne, on a toujours le sourire. On a été honnête sur l'après Euro, on a montré notre force mentale et collective. En témoigne nos grands matches contre l'Espagne et la Belgique. L'objectif maintenant c'est le Qatar et on doit faire le travail demain".
La défaite des Bleus au Parc face à la Bulgarie (1993)
"Mes premiers souvenirs de foot remontent à 1994, la Coupe du Monde aux Etats-Unis, malheureusement sans la France. J'ai compris plus tard pourquoi on n'y était pas. Cela appartient à l'histoire, mais c'était évidemment triste".
Le risque de peu participer au jeu face à Kazakhstan
"Le gardien se doit de rester concentré quoi qu'il arrive. Il faut se tenir prêt, on ne sait jamais à quoi s'attendre et encore plus contre des équipes qui n'ont rien à perdre. Ce sont des matches que j'ai déjà vécus par le passé et on l'aborde sereinement".
L'état du groupe France
"Jusqu'à présent, on était dans une phase de récupération, mais aussi un travail athlétique cette semaine. On aura une causerie qui abordera plus l'aspect tactique d'ici demain. On a déjà connu ce genre de rencontre, donc avoir du rythme et marquer tôt sera forcément positif".
Les absences de Raphaël Varane et Presnel Kimpembe
"Cela arrive régulièrement en équipe nationale de s'adapter aux absences et aux présents. Ils sont tous habitué au très haut niveau, à la demande de l'équipe de France. Malgré leur jeune âge, ils ont conscience de l'exigence que représente l'équipe de France. On est là pour les mettre dans les meilleurs conditions".
Son avis sur la nouvelle génération
"Ce qui facilite leur intégration c'est la bonne dynamique de l'équipe de France. On se rend compte qu'il y a de plus en plus de jeunes en équipe de France. Cela facilite les automatismes car ils ont l'habitude de jouer ensemble en équipe de France. C'est difficile de savoir s'ils seront là dans 5, 10, 15 ans, je leur souhaite. Pour cela il faut répondre aux exigences du très haut niveau. Cette génération est très forte. Mais j'en ai connu d'autres, et pour pleins de raisons, ces autres générations ne se sont pas installées".
La soirée du 13 novembre 2015
"C'était une soirée difficile, les souvenirs restent difficiles. Avec la Fédération, on a décidé de mettre nos maillots de demain soir aux enchères. Les fonds seront redistribuées aux bleuets de France pour aider les familles des victimes d'attentats ou de guerre".
La jeune génération des gardiens
"Il y a beaucoup de qualité. Il y a Mike Maignan, mais aussi Alphonse Areola, même si sa situation en club ne lui permet pas de s'exprimer totalement. Après le mondial 2018, il avait fait un match exceptionnel en Allemagne. Plus loin, il y a Meslier en Premier League. Par rapport à son âge, ce qu'il démontre à son âge démontre son potentiel. Il y en a d'autres aussi. il y a des choix de fait aussi. Benoît (Costil) est récompensé pour sa longévité aussi, et ce n'est pas la première fois qu'il est appelé. Il y aura des opportunités et ça sera à eux de les saisir".