Équipe de France - L'élimination à l'Euro, la malédiction du champion du monde... Didier Deschamps lâche ses vérités

Par Antonin Courchay
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Didier Deschamps évoque l'actualité des Bleus

Didier Deschamps évoque l'actualité des Bleus

En novembre prochain, l'équipe de France défendra son titre de championne du monde au Qatar. Et lors d'un entretien accordé au journal Le Parisien, le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps a évoqué le dernier échec à l'Euro et la préparation du Mondial qui approche.

À un peu plus de trois mois de la Coupe du Monde, le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps a accordé un entretien au journal Le Parisien. Le patron de la sélection tricolore est revenu sur des sujets qui fâchent, notamment la déception à l'Euro. Éliminés en huitièmes de finale par la Suisse, les Bleus étaient pourtant annoncés favoris de la compétition. Mais pas de quoi changer la vision de l'ancien entraineur de l'Olympique de Marseille.

"Douter du potentiel de mes joueurs ? Jamais. L'élimination face à la Suisse n'avait pas entamé mes convictions. Je demeurais convaincu qu'il y avait de belles choses à faire. Ce que notre succès en Ligue des Nations a démontré. Atteindre le plus haut niveau est compliqué, y rester encore davantage. L'Italie était la référence de l'été 2021. Elle ne sera, pourtant, pas au Mondial. On touche là du doigt les spécificités du haut niveau", a-t-il déclaré.

La malédiction du champion du monde appelle à la prudence

Malgré cet échec lors du tournoi européen, la France est annoncée parmi les nations favorites du Mondial. Ce qui ne surprend pas Didier Deschamps, qui croit dur comme fer au potentiel des Bleus. "Ce n'est pas parce que notre parcours à l'Euro s'est arrêté prématurément pour différentes raisons que ça rabaisse le niveau et le potentiel de l'équipe de France. Au début d'un tournoi, on désigne toujours sept ou huit pays en capacité d'aller au bout. On en fait partie. Après, les statuts, les favoris sur le papier...", a ajouté Deschamps, préférant ne pas trop s'avancer. Il a semble-t-il retenu les leçons du passé.

D'autant plus que les statistiques montrent que les champions du monde connaissent un après-compétition compliqué. En effet, les Bleus champions du monde en 1998 sont sortis du Mondial 2002 dès la phase de poules, sans avoir inscrit le moindre but. Même son de cloche pour l'Italie en 2010, quatre ans après avoir battu la France en 2006. Enfin, situation identique pour l'Espagne et l'Allemagne ensuite en 2014 et 2018. Pourtant, cette statistique n'effraie pas le sélectionneur tricolore.

"Ça fait partie des fameuses statistiques. Il y en avait une, aussi, avant notre barrage retour face à l'Ukraine en 2013. Aucune nation ne s'était qualifiée après avoir perdu 2-0 à l'aller. On connaît la suite. Ça va juste nous permettre de ne pas nous endormir. Au début de l'Euro 2021, on nous voyait comme les plus grands, les plus forts. Le sportif français n'est jamais performant dans le confort", a rappelé Deschamps.

Gagner deux Coupes du Monde de suite, un exploit

Ambitieux, ce dernier vise une troisième étoile, la deuxième en quatre ans. Un exploit retentissant qui a été réalisé la dernière fois par le Brésil en 1962. "Le challenge est immense et tellement excitant. On s'y est préparés. Mon staff a accompli un très gros boulot en amont à Doha depuis plus de deux ans. Il a fallu anticiper, optimiser les choses et permettre à l'équipe de bénéficier sur place d'infrastructures optimales au niveau du camp de base comme du terrain d'entraînement. Après, il peut toujours y avoir des impondérables de dernière minute", a avoué DD.

Un défi de taille donc qui attend les Bleus en novembre prochain. L'occasion pour l'équipe de France d'essuyer l'échec de l'Euro et d'ajouter une nouvelle étoile au maillot tricolore. D'ici-là, les joueurs auront à coeur de s'illustrer avec leurs clubs respectifs pour faire partie de la liste du sélectionneur, dévoilée entre le 7 et le 11 novembre prochain en fonction des diffuseurs.