Lors d'une interview accordée à notre partenaire Ouest-France, Philippe Diallo a raconté ses souvenirs du terrible attentat survenu le 13 novembre 2015.
L'équipe de France reçoit l'Ukraine ce jeudi 13 novembre, dix ans après les terribles attentats, qui avaient causé la mort de 132 personnes. "Le football est d’abord un jeu, du plaisir. Il n’est pas fait pour être un lieu d’affrontement et de drame. Une fois cela dit, il faut montrer que les terroristes ne gagnent pas, que la vie est plus forte que la mort, et c’est pour ça qu’on va jouer ce soir", a expliqué Philippe Diallo à Ouest-France après avoir été présent au Stade de France pour les commémorations.
Philippe Diallo était présent au Stade de France le jour de ce terrible drame à Paris lors du match amical contre l'Allemagne (2-0). "Une explosion, avec un moment d’incertitude. Fréquentant beaucoup de stades, j’ai déjà entendu des bombes agricoles. Je n’ai pas immédiatement fait le rapprochement avec l’explosion d’une bombe meurtrière", a avoué le patron de la FFF avant de "comprendre qu'il se passait quelque chose de grave".
Les mots forts de Philippe Diallo sur les attentats du 13 novembre
"On a vécu la même chose que ce qu’ont vécu ceux qui étaient présents au Stade de France : les incertitudes, les mouvements de foule. Jusque dans le salon présidentiel. J’ai le souvenir de deux jeunes venant vers moi en pleurs, les portes en verre ayant éclaté. Je les avais accueillis pour leur permettre de rassurer leur famille en les appelant ce soir-là. J’étais en scooter. Je suis rentré chez moi, dans un Paris qu’on n’a pas l’habitude de voir. Paris était vide, le silence était sidérant dans toute la ville", a assuré Philippe Diallo avant d'ajouter : "Nous nous associons à l’ensemble des commémorations. Toute la Fédération veut exprimer son soutien.".