Daniel Riolo a pris la parole sur RMC, hier, pour évoquer le cas Karim Benzema en équipe de France. L'éditorialiste a clairement balancé tout ce qu'il savait sur les tensions entre le Ballon d'Or 2022, les cadres de l'équipe de France et Didier Deschamps.
Pour le moment, les langues sont toujours autant liées chez les principaux concernés concernant le cas Karim Benzema au Qatar. Pour autant, il y a bien eu une fracture entre le Ballon d'Or 2022 et Didier Deschamps, si ce n'est avec le groupe France, durant le Mondial. Prié de rentrer en France à un peu moins de deux jours du premier match de poule des Bleus, "KB Nueve" n'a pas fait de frasque jusqu'à la fin de la compétition, alors qu'il suffisamment remis sur pied pour participer à quelques matchs de la phase finale. Au lendemain de la défaite en finale de l'équipe de France, Benzema a mis un terme à sa carrière internationale, signe qu'une vraie fracture a eu lieu avec Deschamps.
??? Daniel Riolo raconte les dessous de la fin de l'histoire entre Benzema et l'équipe de France. #rmclive pic.twitter.com/ZzjNVyf2fx
— After Foot RMC (@AfterRMC) January 4, 2023
Alors que les rumeurs se multiplient, Daniel Riolo a balancé tout ce qu'il savait sur le problème Benzema chez les Bleus sur les antennes de RMC. Dès son arrivée au Qatar, le joueur du Real MAdrid a voulu gérer sa récupération à sa manière puisqu'il connait son corps et cela a créé les premières tensions. "Ils partent à la Coupe du monde, Benzema est un peu blessé mais Benzema dit : 'je connais mon corps parfaitement, je sais comment le soigner' et fait ça un peu de son côté. L'exigence de Benzema dans les premiers jours de la Coupe du monde en agace un peu certains. Benzema est allé à Aspetar, on l'a très mal géré. On lui a demandé de forcer un peu à l'entraînement alors que lui ne voulait pas, toujours dans sa réflexion de 'je sais gérer mon corps'. Il a forcé plus que ce qu'il aurait dû et il s'est de nouveau blessé".
Le départ de Karim Benzema du Qatar : "on l'a pris pour un con, on l'a jeté dehors"
Concernant la blessure de l'attaquant du Real Madrid, Riolo s'appuie sur les déclarations de l'ancien agent du joueur et estime qu'il était potentiellement disponible pour les huitièmes. "Les clichés qui ont circulé sur les réseaux sociaux, je les ai fait analyser par des médecins du sport. On m'a dit que c'était une forme de rechute et que le faire jouer en 8es de finale, c'est une prise de risque mais qu'il aurait pu être sur le banc et même entrer en cas d'extrême nécessité. Mais en quart de finale, il aurait été totalement opérationnel".
L'éditorialiste n'a pas apprécié, non plus, les conditions du départ de Karim Benzema : "Quand ils sortent Benzema et que le médecin de l'équipe de France dit : 'c'est bon, t'es blessé, tu t'en vas' et qu'on lui prend un avion à 6h du mat… C'est bizarre la façon dont on dit à un mec qu'on rappelle en équipe de France : 'tu pars dans la nuit'. Il est parti, d'où son silence dans les semaines qui ont suivi. La France va en finale et avec l'émotion suscitée par la performance, on l'oublie. Il y a néanmoins une vérité qu'il faut raconter : Benzema méritait un peu plus de respect et celui qui dit ça n'est quand même pas le plus grand des avocats de Benzema. J'ai toujours reconnu ses qualités sportives indiscutables sans être son grand défenseur. Je veux être objectif et objectivement, on l'a pris pour un con, on l'a jeté dehors".
Les raisons des tensions entre Benzema et les cadres
Puis vient enfin le moment d'évoquer les tensions autour de la présence de Benzema dans le groupe France. L'attaquant a frustré Hugo Lloris concernant les potentielles actions à mener par les joueurs pour défendre les droits humains au Qatar. "Ça gonflait un peu Lloris d’avoir à se mêler de ça. Ils en ont parlé, ont fait une lettre et Benzema a dit: ‘est-ce qu’on est là pour ça? Doit-on s’exprimer sur ces sujets?’. Les joueurs qui, culturellement, ne se sentaient pas en phase avec les revendications dont on a beaucoup parlé, n’étaient pas très pour faire ça. Ça a créé une première petite tension à ce moment-là." Clairement, son départ n'a pas rendu les Bleus mécontents. "Il y avait certaines tensions. Oui, le mardi qui a suivi son départ, certains joueurs de l'équipe de France n'étaient pas mécontents de le voir partir : Griezmann, Lloris, Giroud. Mbappé, ça ne lui faisait ni chaud, ni froid. Il y avait des cadres qui n'étaient pas mécontents de voir partir Benzema parce qu'il prenait un petit peu de place. Le positionnement de Griezmann changeait complètement que Benzema soit là ou non". Riolo conclut sa prise de parole avec une conclusion forte et catégorique. "C'est l'histoire de Benzema-Deschamps autour de cette Coupe du monde. On l'a réellement pris un con et Deschamps nous a menti de A à Z".