Equipe de France - Les revendications des Bleus pour la nouvelle convention des droits à l'image

Par William Tertrin
3 min de lecture
Kylian Mbappé et ses coéquipiers ont transmis une proposition de convention à la FFF.

Kylian Mbappé et ses coéquipiers ont transmis une proposition de convention à la FFF.

Il y a quelques semaines, Kylian Mbappé avait revendiqué un droit de regard sur les marques qu'il devait représenter à travers le maillot de l'équipe de France. Pour obtenir gain de cause, la star du PSG était allée jusqu'à boycotter les opérations commerciales des Bleus lors du rassemblement de septembre. La FFF et son président Noël le Graët ont fini par céder aux demandes du joueur, ce qui passe par la révision de la charte de droit à l'image signée pour chaque international.

Portée finalement par d'autres cadres, comme Hugo Lloris, Antoine Griezmann, ou Raphaël Varane, la proposition d'une nouvelle convention a été transmise ce vendredi par les joueurs, selon des informations de L'Équipe. Elle porterait jusqu'à l'Euro 2024.

Une exploitation de l'image plus collective

Parmi les modifications, on y trouve le souhait de ne plus afficher un joueur individuellement pour une campagne publicitaire de la part d'un partenaire de la 3F, dans une logique de dissociation de "l'image collective complète" (photo officielle) et "l'image collective" (un minimum de joueurs mis en avant pour un spot publicitaire). Les champions du monde voudraient également avoir connaissance en amont de chaque partenaire de la Fédération, via une liste à jour.

Refuser, non, se mettre en retrait, oui

Là où joueurs et dirigeants ont trouvé un terrain d'entente, c'est sur la participation aux opérations commerciales dirigées par les partenaires. Les Bleus ne pourront pas refuser la collaboration s'ils estiment que les valeurs véhiculées par ces marques ne sont pas les leurs, sous peine d'une amende. En revanche, ils peuvent demander à figurer au dernier plan des visuels de ces campagnes, synonyme de moins de visibilité. Ce qui fera par contre baisser sensiblement les tarifs que payent les sponsors à la FFF, si des "têtes d'affiche" des Bleus refusent de se prêter au jeu à 100%.

Des contrats de courte durée

Enfin, les hommes de Didier Deschamps aimeraient des conventions à durée assez courte, à savoir de deux ans, entre chaque grande compétition (Euro et Coupe du Monde). Une problématique pour les dirigeants français, pas très adeptes des contrats courte durée. Mais également vis-à-vis de leurs partenaires, assez réticents de signer un bail de quatre ans (durée habituelle), si c'est pour ne pas avoir de visibilité sur ce qu'ils pourront réellement avoir avec les joueurs de l'EDF au-delà des deux années de la convention. Il apparaît tout de même compliqué que cette histoire soit réglée avant le début de la CDM 2022, prévu le 20 novembre.