Élu jusqu'en 2024, le président de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët envisage bien d'aller au bout de son mandat même si son état de santé se fragilise. "Si ma santé reste stable, si je vais bien, il n'y a absolument aucune raison que j'arrête. Je suis très bien à mon poste et tout le monde m'aime bien. J'ai la chance d'être apprécié", a déclaré le président de la FFF dans le journal L'Équipe, la semaine dernière. Pourtant, d'après les informations de RMC Sport, Le Graët entretient le doute en interne quant à la suite de son mandat. Ces derniers jours, le dirigeant a subi une forte pression médiatique après la publication d'un article de So Foot où de nombreux témoignages ont révélé une ambiance délétère au sein de l'instance ainsi que des accusations de harcèlement sexuel et moral. Selon L'Équipe, cette nouvelle polémique est suspectée d'avoir été complotée en interne pour attaquer le président de la FFF. Alors qu'il ne pourra pas briguer un nouveau mandat, ses potentiels successeurs se tiendraient prêts à prendre les rênes de la Fédération.
Qui pour assurer le futur de la FFF ?
Plusieurs noms sont annoncés comme étant les successeurs de Noël Le Graët. Phillipe Diallo, actuel vice-président de la FFF, est un candidat sérieux qui pourrait être "difficile à déloger" s'il venait à être nommé. Rallié à Le Graët lors de la dernière élection, Jamel Sandjak, président de la Ligue Paris-Ile de France, convoite lui aussi cette place au sein de la FFF. Un autre candidat se dégage : Marc Keller, le président du Racing Club de Strasbourg, est lui aussi annoncé parmi les favoris pour le poste. Le "dauphin naturel" de l'actuel président a déjà été évoqué en 2021. "Il faudrait vendre Strasbourg ou quitter le club, et ce n'est pas si facile qu'on le pense", a indiqué le dirigeant au sujet du patron du RCSA.
L'actuel sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, a lui aussi été vu comme un digne successeur à la présidence. Noël Le Graët l'a souvent décrit comme un "futur président en puissance". "Je pense que Didier ferait un président de Fédération remarquable. D'abord, les qualités sportives, vous les connaissez. Il sait compter et il a des contacts agréables avec nos sponsors, ça compte, avec vous tous. Ceci dit, je ne le vois pas dire après le Qatar : "Allez, ça m’intéresse." Je ne crois pas, mais j’aurais aimé", a-t-il dit en 2021. Pour le moment, le champion du Monde 1998 est très occupé sur son banc de touche et ne compte pas le quitter de sitôt.