L'étau se resserre encore un peu plus sur Noël Le Graët. Ce mercredi, le service enquête de France Info a publié de nouveaux témoignages concernant les pratiques peu communes du président de la Fédération Française de Football. Evidemment, ces prises de paroles sont sous couvert d'anonymat mais traduisent, une nouvelle fois, les intentions pour le moins lourdes du dirigeant. "Avec moi, Noël Le Graët était vraiment lourdingue. Il me disait qu'il voulait me ramener chez lui. Il ne m'envoyait pas de SMS. À cette époque, ce n'était pas un pro du téléphone. Mais c'étaient des invitations à répétition pour venir dîner avec lui" lâche une ancienne salarié. Selon elle, Le Graët lui aurait alors assuré : "S'il se passe quelque chose entre nous, ne vous inquiétez pas, personne ne le saura".
Une autre ex-salariée, présentée comme quelqu'un qui a e un rôle important à la FFF, raconte un voyage officiel au côté de Noël Le Graët en 2016. "Il me dit qu'il faut que je me mette en jupe le jour du voyage. Évidemment je refuse, je mets un pantalon. Dans l'avion, je suis à côté de lui, il pose sa main sur ma cuisse. Je l'ai repoussé en lui disant : 'président, on ne va pas commencer le trajet comme ça'." Une fois arrivé à destination, Le Graët a demandé à cette femme de le rejoindre dans sa chambre d'hôtel. "Noël Le Graët me demande de monter dans sa chambre d’hôtel. Il voulait que je lui installe un VPN sur son Ipad. Je lui ai dit de descendre dans le hall pour que je puisse m’en occuper". Contacté par Radio France, le président de la FFF a réfuté ses accusations par le biais de son directeur de la communication : "Je conteste fermement les prétendus comportements déplacés à l'égard de salariées au sein de la FFF. J'ai toujours entretenu des relations respectueuses avec mes collaboratrices et mes collaborateurs dans un climat de confiance mutuelle. Ces allégations anonymes à la fois mensongères et malveillantes visent manifestement à me nuire professionnellement et personnellement".