Axel Disasi (24 ans) a pris part à sa toute première conférence de presse avec la tunique de l'équipe de France, ce samedi après-midi. Depuis Doha, le défenseur central de l'AS Monaco et des Bleus a répondu aux diverses et nombreuses questions des journalistes. Morceaux choisis.
Les moyens mis en oeuvre
"Ce qui m'a le plus impressionné, ce sont tous les moyens mis en oeuvre pour que les joueurs soient le plus performants possibles. Après, il y a le château, que j'ai l'habitude de voir à la télévision. Dormir dedans, c'est spécial".
Sa fierté d'être appelé chez les Bleus
"En travaillant jour après jour, on se rapproche de l'équipe de France. Si je revois tout le parcours effectué depuis le Stade de Reims, c'est une grande fierté".
Sa joie de découvrir la Coupe du Monde
"Je suis comme un supporter de football, c'est LA compétition majeure. Chaque fan de football va prendre du plaisir à la regarder. Les favoris ? Il y a plusieurs équipes avec de grands joueurs. C'est au public de dire qui est favori. Je ne peux pas vous dire si on regardera le match demain parce qu'on n'a pas le programme mais on essaiera de le voir".
Son intégration
"Je suis nouveau et certains ont leurs habitudes, préférences, donc je fais attention à ça. Depuis que je suis ici, je trouve que le groupe est cool, on m'a très bien accueilli. Que ça soit le coach ou d'autres joueurs, ils m'ont dit de rester moi-même. Je connais aussi Jules Koundé et Youssouf Fofana, donc je suis bien intégré. Quand y a beaucoup de jeunes, ça se charrie pas mal, et les plus âgés ne sont pas les derniers. Ça amène une ambiance tranquille. La tranquillité et la sérénité, c'est un bon mélange pour la Coupe du Monde. Petit à petit, je prends mes marques et ça se passe très bien".
Ses qualités
"Je pense que mon intelligence de jeu, mon anticipation et ma qualité technique m'ont permis d'être là. De nature, j'ai des attributs physiques impressionnants, mais j'ai dû travailler pour montrer que je savais faire autre chose. Le coach ne m'a pas dit dans quelle position il voulait m'utiliser. À Monaco, j'ai pu débuter sur trois postes, et je pense que Didier Deschamps peut s'appuyer sur ces performances-là".
Ses objectifs
"Je n'ai pas échangé directement avec Didier Deschamps mais il m'a dit qu'il avait confiance en moi, que je faisais bien le travail en club. Je suis ici pour apprendre du niveau international, avec de très grands joueurs et je dois continuer ma progression. Je n'ai pas évoqué le poids du maillot, mais on m'a dit de rester moi-même et de jouer comme en club. Ils (Ndlr, les autres joueurs de l'équipe de France) ont plus d'expérience que moi donc je vais suivre leurs conseils. Je suis ici pour jouer, pas pour profiter du soleil. J'ai démontré des qualités et j'ai envie de jouer. C'est la concurrence, le choix du coach, montrer la qualité à l'entrainement et assurer lorsque le coach fait appel à vous".
Son avis sur Ousmane Dembélé
"On connait tous sa qualité. Sur les premiers entrainements, je peux vous dire que ses crochets... c'est vrai ! On va s'appuyer sur lui pour faire une grande compétition".
Le niveau des Bleus
"Au niveau technique, c'est pas mal, il y a de quoi faire. J'en apprends un peu plus. Sans manquer de respect à Monaco, mais ici c'est un cran au-dessus. Dans tout ce qui est vitesse de jeu, technique, précision... J'essaie d'apprendre et de me mettre à niveau".
L'Australie
"On sait que l'Australie est une équipe avec beaucoup d'impact physique, qui joue les uns pour les autres. On s'attend à un match difficile. Chaque équipe va vouloir tout donner, à nous de bien se préparer pour commencer du mieux possible".
La blessure d'Amine Harit lors du match AS Monaco - OM
"Non je n'ai pas la blessure d'Harit dans un coin de la tête. C'est tragique pour lui, je ne m'imagine pas à sa place. Malheureusement, ça arrive. Sur le terrain, à l'entrainement, je n'y pense pas".
Les chambrages avec les joueurs de l'OM
"On s'est chambré un peu avec Jordan Veretout sur mes propos sur l'arbitrage après le match Monaco-OM, mais on est vite passé à autre chose. On est dans un autre cadre avec les Bleus, il faut penser au Mondial".
Une qualité à emprunter aux autres défenseurs
"La qualité que j'emprunterais aux autres serait l'expérience internationale. Au quotidien, j'essaie de voir comment ils se débrouillent, comment ils gèrent un match international. Je suis là pour apprendre et donner le meilleur de moi-même".