Thierry Henry a répondu aux lecteurs du Parisien sur le cas Kylian Mbappé aux Jeux Olympiques.
Thierry Henry fait déjà face aux premiers couacs du boulot d'entraîneur de la sélection olympique de l'équipe de France. Arrivé pour entraîner les espoirs il y a plusieurs mois maintenant, le technicien va aussi guider l'équipe olympique aux JO de Paris 2024 avec l'espoir et l'objectif de ramener la médaille d'or. Pour répondre aux règles de la compétition, le coach doit faire appel à une équipe de joueurs de moins de 23 ans, avec trois joueurs plus âgés. Parmi ses trois jokers, "Titi" aimerait compter sur Kylian Mbappé, mais la prochaine destination du numéro 10 de l'équipe de France pourrait empêcher sa présence aux JO. Et notamment le Real Madrid, qui refuse de lâcher ses joueurs.
Thierry Henry ne baisse pas encore les bras
Devant les lecteurs du Parisien, Thierry Henry a évoqué l'épineux cas Kylian Mbappé, et a rappelé qu'il n'y avait pas encore de certitude sur le futur club. "Kylian peut aller où il veut, il rendra le choix bon. Que ce soit au Real - puisque tout le monde pense que c’est évident alors qu’on peut se tromper - ou ailleurs, Kylian sera bon quel que soit l’endroit où il ira" explique Thierry Henry. "Mais s’il va au Real, on est au courant qu’ils ne laisseront pas partir leurs joueurs. Je continuerais à demander. Je ne m’arrêterais pas là. On parle de Kylian, mais là-bas il y a aussi Camavinga, Tchouaméni et Mendy. J’essaierai jusqu’au bout, car je veux la meilleure équipe. Mais on en revient au même débat : que faire à part être poli, demander, redemander encore et encore ? C’est comme quand, à Noël, tu as demandé dix fois le même cadeau à tes parents, sans succès, et que tu recommences quand même une onzième fois… Il faut demander. Qui s’arrête au premier refus ?"

S'il n'abandonne pas et compte se battre, Thierry Henry estime tout de même avoir plus de chance que Sylvain Ripoll, son prédécesseur, puisque beaucoup de clubs français avaient refusé de laisser leurs joueurs participer aux JO de Tokyo en 2021. "Je n’ai pas peur, je sais que ça va arriver. Là où c’était plus délicat pour Sylvain Ripoll à l’époque, c’est que les difficultés venaient des clubs français. C’est dur à comprendre, quand même. Je ne pense pas que ça viendra d’eux cette fois, enfin je l’espère. Mais les clubs étrangers vont me dire qu’ils aiment bien notre pays, que c’est sympa, mais que si le joueur se blesse, ils font quoi ?"