Equipe de France - Un vestiaire au bord de l'implosion et sous très hautes tensions !

Par Julien Castanheira
5 min de lecture
Didier Deschamps en train de s'expliquer avec Kingsley Coman

Didier Deschamps en train de s'expliquer avec Kingsley Coman

Rien ne va plus chez les Bleus ! Si proches au Mondial 2018, les joueurs de l'équipe de France ont été animés par de nombreuses tensions depuis le début du rassemblement. À tel point que les différentes infos parues dans la presse donnent l'image d'un groupe au bord de l'implosion... 

Les langues se délient autour de l’Équipe de France. Un peu plus de 24 heures après l’élimination dès les huitièmes de finale face à la Suisse, les Bleus sont visés de toute part, que ce soit sur RMC, L’Equipe ou Le Parisien. Mais globalement, le son de cloche est le même : l’Euro 2020 a rimé avec embrouilles. Si on peut rappeler le premier clash entre Giroud et Mbappé avant même le début de la compétition, le groupe ne vivait pas bien, que ce soit à Munich, Budapest ou Bucarest, un endroit qui a acté la fin de l’Euro français.

Évidemment, la dispute qui a le plus fait parler ces dernières heures concernent les familles Pogba, Rabiot et Mbappé. Véronique Rabiot, la mère du milieu de terrain, a pété les plombs à Bucarest, reprochant au clan Pogba la perte de balle du milieu sur le troisième but. Elle a aussi réglé ses comptes avec la famille Mbappé, pointant du doigt l’individualisme de l’attaquant parisien et son pénalty raté. Mais le mal ne s’arrête pas là, bien au contraire. Ce mercredi, L’Equipe, comme Le Parisien, dévoilent d’autres points noirs de l’aventure des Bleus. Sur le terrain face à la Suisse, Benjamin Pavard et Raphaël Varane se seraient également accrochés, le premier se plaignant auprès du second de sa perte de balle amenant le troisième but. Le Madrilène a ensuite fait le messager auprès du principal intéressé, qui avait déjà subi quelques remontrances de la part de Rabiot. Au final, pour débuter les prolongations, Didier Deschamps était plus occupé à calmer le Mancunien, qui sortait de son match, plutôt qu'à donner des consignes à son groupe. Il ne faut pas oublier, aussi, la dispute sur le terrain entre le sélectionneur et Kingsley Coman puisque le second refusait de sortir malgré une gêne physique. 

Karim Benzema, coupable malgré lui d'une mauvaise ambiance ? 

Du côté du Parisien, on décrypte les problèmes internes. Le retour de Karim Benzema n’aurait pas enchanté tout le groupe France, et une mauvaise humeur grandissante aurait été suscitée en interne. Giroud aurait trainé son spleen de manière permanente et Antoine Griezmann n’aurait pas apprécié que Mbappé affiche autant son bonheur d’évoluer au coté de l’attaquant du Real Madrid. Grizou et Giroud auraient aimé une affinité moins démonstrative. Paul Pogba, qui n’était pas très chaud au retour de Benzema - la faute à une concurrence de plus pour l’exposition médiatique - a arbitré les chamailleries pour tenter de calmer les tensions.

Dans L’Equipe, on apprend aussi que le clash Mbappé/Griezmann a été plus profond que ça. Pour nos confrères, une "lutte d’influence souterraine perceptible en interne" a eu lieu entre les deux superstars de l’équipe de France. Le Parisien avait l’impression que Deschamps voulait plutôt construire son animation offensive autour du Barcelonais. Il a ainsi joué des coudes pour s’imposer, notamment pour tirer les coups-francs.

Enfin, plus globalement, les Tricolores n’ont jamais eu l’occasion de créer une cohésion de groupe. Au sein de leur bulle sanitaire, que ce soit à Clairefontaine ou durant la compétition, les Bleus sont restés loin les uns des autres, au sens propre comme au figuré. Dans les hôtels, aucune grande pièce de vie pour pouvoir accueillir tout le monde et pour faciliter la cohésion sociale, contrairement à 2018. Dans leur chambre d’hôtel où les fenêtres ne s’ouvraient pas, les Français ont demandé à voir leur famille, après avoir constaté que les Belges et les Espagnols ont pu passer des moments privilégiés avec leurs proches. La FFF s’y est opposée, avec comme prétexte la bulle sanitaire. Bref aucun ingrédient n’était réuni pour réaliser une grande compétition, et comme d’habitude avec les défaites, les langues se délient !