Licencié en novembre par l’ESTAC Troyes malgré une 13ème place en Ligue 1, Bruno Irles a accepté de revenir sur les conditions de son licenciement dans un entretien accordé à L’Equipe, maintenant que le club troyen est officiellement relégué.
Le coach Bruno Irles s’est fait licencier par l’ESTAC Troyes le 8 novembre, alors que le club troyen occupait une honorable 13ème place en Ligue 1. C’est l’entraîneur Patrick Kisnorbo qui lui a succédé. 20 matchs après l’arrivée de l’Australien, l’ESTAC n’a gagné qu’une seule fois en Ligue 1 et est officiellement relégué depuis sa lourde défaite contre le Stade Rennais (4-0) dimanche dernier. Dans une interview inédite accordée à L’Equipe, Bruno Irles a abordé son passage et les difficultés rencontrées au club aubois pour la première fois depuis son limogeage.
"Cette descente en L2 est un échec cuisant"
"J'ai réussi à maintenir ce club, une première depuis 16 ans, et j'en suis fier. Et malgré un été très compliqué au niveau du recrutement et du management, je suis arrivé à remettre l'ESTAC sur de bons rails. Je me suis prouvé, j'ai prouvé que j'étais capable de performer en Ligue 1 avec un petit budget, et ce n'est pas rien", a déclaré le technicien de 47 ans, assurant qu'il a digéré son éviction.
Pour lui, le problème est ailleurs : l’effectif de l’ESTAC Troyes n’était pas en phase avec les objectifs prétendus par la direction sportive. "Je suis en colère, triste, car c'est un gâchis. Lors de mon licenciement, on me reproche : Un, les résultats. On reste sur six matches sans victoire (4 nuls, 2 défaites) mais on est 13es avec la 5e attaque. On voit la suite, je vous laisse juge. Deux, le jeu. Pour la direction sportive, le projet de jeu devait aller plus vite vers le projet City. Il y a eu divergence de points de vue. J'étais convaincu que c'était incompatible avec cet effectif en L1. Aujourd'hui, on ne peut pas dire qu'on voit jouer Manchester City ou qu'on exploite au maximum le potentiel des joueurs. Ça me donne raison. Cette descente en L2 est un échec cuisant", a-t-il dénoncé, visiblement agacé.