Prêté sans option d'achat par Séville à l'ESTAC, Rony Lopes a réussi sa première avec le maillot de Troyes contre Angers (3-1). Ovationné à sa sortie par le stade de l'Aube, le milieu offensif de 26 ans a particulièrement apprécié le soutien du public. Un soutien qu'il n'avait pas eu depuis un long moment, comme il l'a confié lors d'un entretien accordé à L'Équipe.
"Je ne m'attendais pas à ça. Mais dimanche, sentir cet amour du public, c'était magnifique. Je sais qu'on m'aime et j'ai besoin de me sentir important. Cela m'a parfois manqué à Nice, à l'Olympiakos. À Séville, je n'ai jamais eu cette sensation", a d'abord confié le Portugais, avant d'évoquer l'étape que représente son prêt dans l'Aube.
"Une régression ? C'est normal que les gens disent ça, j'ai l'habitude de jouer l'Europe. Mais il vaut mieux être à Séville et ne pas jouer ? Oui, je suis à Troyes, mais il y a de la qualité ici et je peux montrer mon football. C'est ça que les gens ont un peu oublié, comment Rony Lopes peut jouer. Quand je suis en confiance, je peux changer un match, faire gagner l'équipe (...) Troyes est une étape pour se relancer ? Je pense que oui. Je voulais retrouver cette joie de jouer au foot et être dans le radar du football. Je pense que faire ce pas de venir ici va être important pour ma carrière. Je le sens, j'en suis convaincu", a-t-il ajouté.