Le Danemark, mené par Kasper Hjulmand, frappe aux portes de la finale de cet Euro 2020. Mercredi, face à l'Angleterre, les Danois essayeront d'atteindre la finale, pour la deuxième fois de leur histoire, après le sacre de 1992 en Suède.
L'Euro 2020 ne pouvait pas plus mal commencer pour le Danemark. Au sein du Parken Stadium de Copenhague, les Rouge-et-Blanc affrontaient la Finlande. A l'approche de la fin de la première mi-temps, les coéquipiers de Simon Kjaer dominent les débats. 61% de possession de balle, 12 tirs à 0. Rien ne pouvait présager une défaite d'entrée pour les Danois. Et puis voilà. A la 43e minute survient le drame qui bouleversera le monde du football pendant plusieurs jours. Christian Eriksen s'écroule, il est victime d'un arrêt cardiaque. Le temps s'arrête. Le match finira tout de même par reprendre. Vaillants, les Danois continuent leurs assauts, mais le sort s'acharne. La Finlande ouvre le score sur son unique tir du match. A un quart d'heure de la fin du match, Pierre-Emile Hojbjerg à l'opportunité de ramener le score à 1-1, mais il rate son penalty. Le Danemark s'incline d'entrée.
L'union fait la force
Unis. C'est ainsi que sont apparus les coéquipiers de l'Interiste dès le deuxième match face à la Belgique. Largement outsiders, les Danois surprennent, mènent, mais finissent par s'incliner (2-1). Cependant, hors de question de se laisser aller. Une qualification est encore possible. En battant la Russie (4-1), ils réussissent l'exploit d'accéder à la suite de la compétition malgré les deux défaites. Sous la houlette de Kasper Hjulmand, le Danemark propose un jeu attrayant et une force de caractère remarquable. Le Pays de Galles est le premier obstacle à se mettre sur la route du champion 1992 dans les matchs à élimination directe. Encore une fois, rien n'y fais. Une force surhumaine entoure cette équipe qui terrasse les coéquipiers de Gareth Bale (4-0). L'aventure continue, toujours sans Christian Eriksen, du moins physiquement. Capitaine de cette sélection héroique, Simon Kjaer l'a expliqué. "Que Christian aille bien, ça veut dire qu'on peut continuer à pousser. Il sait qu'on joue pour lui". Comme en 2004, le Danemark atteint les quarts de finale, mais hors de question de s'arrêter en si bon chemin. Au tour de la République Tchèque de se mettre en travers du Danevang. A la mi-temps, le Danemark mène 2-0. Dès la reprise, Patrik Schick inscrit son cinquième but de la compétition, le collectif danois plie, mais ne rompt pas. Non, pas après tout ce chemin parcouru.
Le facteur Schmeichel
Seul trophée international remporté par le Danemark, l'Euro 1992 a marqué tout le peuple danois, dont les 26 retenus pour l'Euro 2020. Mais l'un d'eux en particulier : Kasper Schmeichel. Né en 1986, Kasper est âgé de 5 ans quand il voit son père, Peter, titulaire dans les buts, remporter la compétition. 29 ans après, les rôles sont inversés. Kasper a enfilé les gants et défend à son tour, de fort belle manière, les buts danois.
Face à l'Angleterre, nul doute que le Danemark sera, encore une fois, motivé par Christian Eriksen. "Il a une grande part dans ce résultat", a avoué Kasper Hjulmand, après l'opposition face à la Tchéquie.