Carlo Ancelotti, l'entraîneur d'Everton, suit évidemment de très près l'actualité de son pays, l'Italie, très sévèrement touché par l'épidémie de coronavirus. Pour l'entraîneur transalpin (60 ans), qui s'est livré dans les colonnes du Corriere dello Sport, le monde du football va sûrement changer en profondeur une fois que cette crise sanitaire mondiale sera passée.
"Nous vivons une vie à laquelle nous n'étions pas habitués et qui nous changera profondément. J'espère que cela nous changera tous, en commençant par le football. L'économie changera à tous les niveaux. Les droits TV auront une valeur moindre, les joueurs et entraîneurs gagneront beaucoup moins, les billets coûteront moins cher parce que les gens auront moins d'argent. Préparons-nous à une contraction générale", a indiqué l'ancien entraîneur du Paris Saint-Germain, et de se prononcer avec sagesse sur une possible reprise de la saison : "D'abord la santé, tout le reste est secondaire. Le football est la dernière de me préoccupations, si on peut finir la saison, c'est bien, sinon, amen. Ce sont des conneries de dire qu'il faudra trois semaines de préparation. C'est une blague. La préparation est un faux mythe. L'été, après huit jours, on est déjà en voyage en Orient ou aux États-Unis. On s'entraîne en jouant. L'important est que la date de reprise soit la même pour tous".