EXCLU - "Nos chances sont minimes, mais...", Olivier Frapolli, entraîneur du Stade Lavallois se livre avant le choc face à l'OL

Par Yassine Mergoum
7 min de lecture
Olivier Frapolli, entraîneur du Stade Lavallois.

Olivier Frapolli, entraîneur du Stade Lavallois.

Retrouvez notre interview exclusive d'Olivier Frapolli, entraîneur du Stade Lavallois, adversaire de l'OL ce mercredi soir pour le compte du huitième de finale en Coupe de France. 

Coupe de France - 1/8-finals

Terminé
Lyon

2 - 0

Laval

Opposé à l’Olympique lyonnais en Coupe de France, Laval s’apprête à défier un adversaire en pleine confiance. Dans une interview exclusive accordée à MadeInFOOT.com, Olivier Frapolli évoque la dynamique impressionnante de l’OL et sa volonté de jouer sa chance jusqu’au bout. Malgré une situation délicate en championnat, il refuse d’aborder ce match comme un simple bonus.

MadeInFoot : Le tirage vous a opposé à l’Olympique lyonnais. Quels sentiments cela a-t-il suscités chez vous ?

Olivier Frapolli : Le sentiment était double. Fierté de pouvoir jouer contre l’un des meilleurs clubs français, grande équipe, un palmarès important. Aussi, une déception de ne pas les jouer à la maison parce que ça fait trois ans qu’on a des parcours de Coupe qui sont intéressants, mais on n’a jamais la possibilité de recevoir des clubs de Ligue 1 puisque les trois dernières années, on s’était déplacé à Nantes, on s’était déplacé à Toulouse et là, on se déplace à Lyon.

"C’est l’une des meilleures équipes du championnat"

Comment jugez-vous concrètement le début de saison de l’Olympique lyonnais ? Le club est passé d’une lutte pour le maintien l’an dernier à une place aux portes de la Ligue des champions aujourd’hui : est-ce une évolution qui vous impressionne ?

C’est une équipe vraiment complète. J’ai l’impression que l’inter-saison, avec toutes ces interrogations financières et le recrutement bien ciblé, a donné naissance à une équipe qui, au départ, peut sembler individuellement moins forte que les saisons précédentes, avec des joueurs un peu moins connus, et j’ai la sensation que c’est une équipe avec un comportement exemplaire, qui défend bien avec peu de buts encaissés, avec beaucoup de solidarité, et puis une capacité à faire mal à tout moment.

Je les trouve très complets, athlétiquement, techniquement, individuellement. Je les trouve au point et, à l’image du match qu’ils ont fait face au LOSC (victoire 1-0), parfois ils ont souffert contre Lille. On voit que c’est une équipe qui ne lâche pas, qui est soudée et je pense que le passage difficile avec le changement de propriétaire et la menace de la DNCG a plutôt renforcé cette équipe qu’il ne l’a affaiblie.

En tout cas, en termes d’état d’esprit, c’est exemplaire, c’est remarquable. Dix victoires consécutives, première de Ligue Europa… ça signifie que c’est l’une des meilleures équipes du championnat, ils sont revenus dans la course au podium. On va jouer un grand club en forme, là-bas, donc oui, effectivement, la tâche est énorme. C’est aussi la Coupe de France. Chaque année, il y a des surprises et des exploits. On essaiera de tout faire pour être à la hauteur de cette affiche.

"On n'a pas envie d'être des sparrings-partners..."

D’autant que Lyon s’est renforcé lors du dernier mercato avec les arrivées d’Endrick, Nartey notamment. craignez‑vous cet équipe lyonnaise ? 

Quand on fait ce métier, on n’a pas peur de jouer les équipes. Déjà, on est quelque part fiers de se mesurer à un club comme l’OL. Mais on n’a pas envie d’être des sparring-partners. Nos chances sont minimes. On entend bien jouer à fond ces chances-là et pouvoir exister dans ce type de rencontres. Notre dynamique est bien moins bonne que celle de Lyon, mais justement, la Coupe de France, c’est aussi l’occasion de pouvoir se sortir du championnat et de jouer sans pression, avec du plaisir, pour aller faire un bon match et un bon résultat.

L’OL reste sur une série impressionnante de dix victoires consécutives toutes compétitions confondues. Croyez-vous malgré tout à un exploit face à cette formation rhodanienne ?

Y croire, c’est déjà la moitié du chemin de la réussite. Si moi, je n’y crois pas, comment voulez-vous que j’arrive à convaincre mes joueurs que c’est possible ? On est parfaitement lucides sur l’écart qu’il y a entre les deux équipes, mais encore une fois, c’est la magie de la Coupe de France et ça nous est arrivé, sur certaines années, de la prendre en notre défaveur, c’est-à-dire être battus, éliminés par des équipes amateurs ou hiérarchiquement inférieures. On connaît l’immensité de la tâche. Ça reste un match à jouer et, en tout cas, on entend bien faire notre match, être hyper cohérents, disciplinés tactiquement et à la hauteur de l’événement.

"On s’est donné le droit et les moyens d’avoir un match à jouer de cette envergure..."

En Ligue 2, votre dernière victoire remonte au mois de novembre face à Bastia, avec toutefois une qualification contre Istres en Coupe. Abordez-vous ce match comme un bonus ou avec la ferme intention de passer ce tour ?

Non, parce que déjà, ce serait manquer de respect à la Coupe de France, à la compétition et à nos supporters, parce qu’on a des fans qui vont venir, qui ont fait le déplacement, posé des jours de congé. C’est en semaine, en plus, c’est tard. Laval-Lyon, c’est de nombreuses heures de route, donc on ne peut pas, parce qu’on a une position difficile en championnat, faire l’impasse sur ce match. Je pense que ce n’est pas respectueux et je ne pense pas que ce soit la bonne façon de préparer la suite de notre saison.

Il y aura un derby samedi contre Le Mans qui sera très important. Évidemment, on sera très attentifs aux temps de jeu parce qu’on a le droit à cinq changements et, en tout cas, on mettra une équipe pour faire une performance. On a gagné les quatre premiers matchs de cette Coupe de France et on s’est donné le droit et les moyens d’avoir un match à jouer de cette envergure.

Enfin, pouvez-vous nous faire un point médical sur l’état de votre effectif ?

On a deux joueurs blessés pour de longues semaines : Julien Maggiotti et Thibault Vargas, qui sont blessés. On a aussi deux joueurs suspendus : Ethan Clavreul et Ylies Aradj. Ensuite, Trevis Dago, qui s’est blessé.

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