Serge Aurier, qui a perdu son frère Christopher, tué par balle, dans la nuit de dimanche à lundi, s'exprime pour la première fois depuis le drame dans un entretien avec la Dépêche du Midi. "Il était 7 heures. J’étais couché chez moi quand un ami m’a envoyé l’image d’un tweet. J’ai demandé s’il était avec sa copine. Mais il était venu à la maison et ressorti. J’ai dû l’annoncer rapidement à ma mère et anticiper. Je suis resté toute la journée dans mon lit sans bouger. Ça a été une journée difficile", raconte le joueur de Tottenham, qui expose ensuite les circonstances du meurtre. "J’ai rencontré un des amis qui étaient avec lui. C’est une histoire de fille. Il parlait avec une ex d’il y a bien longtemps. Son nouveau copain voulait qu’il arrête. Christopher ne lui répondait pas. Il l’ignorait. Il est parti acheter à manger. Il est revenu et il lui a tiré dessus. Son ami est un brave. C’est difficile d’être avec quelqu’un et de le voir mort la seconde d’après. Je lui ai dit de ne pas s’en vouloir. C’était son jour..."
L'ancien parisien, qui arrive à prendre beaucoup de recul sur le décès de son frère, ne ressent aucun sentiment de vengeance vis-à-vis de l'assassin présumé, qui s'est d'ailleurs rendu à la police. "C’est une bonne nouvelle qu’il se soit rendu. C’est très intelligent de sa part", poursuit Aurier. "Aujourd’hui, il faut apaiser les choses. Je n’ai pas de sentiment de haine ou de vengeance. J’évolue dans un métier où il faut être calme. Je suis calme. J’ai confiance en la justice. Je suis attristé, je suis dans le regret. Je continue à pleurer la mort de mon frère."