En ce début de saison, le FC Lorient du jeune entraîneur Régis Le Bris réussit à enthousiasmer la France entière du football grâce à un jeu attractif et une troisième place au classement du championnat de France qui déjoue tous les pronostics établis. Au travers d’un entretien accordé au site internet de la Ligue 1 Uber Eats, Ingo Goetze (43 ans), l’un des adjoints du technicien breton, a dévoilé les coulisses de son rôle de l’ombre, notamment dédié à l’aspect psychologique auprès de l’effectif. Il a fait la connaissance de Régis Le Bris plus de dix ans avant ce début de saison prolifique.
"J’ai commencé à étudier la psychologie en 2007, un an après avoir terminé STAPS. Contrairement à d’autres pays, il n’y a pas de passerelle en Allemagne donc j’ai démarré mes études de psychologie en première année de licence. J’ai passé plus de temps à la fac qu’à l’école (rires) ! (…) En Allemagne, pendant les études, il faut choisir une majeure, le sport pour moi, et deux mineures, parmi lesquelles j’avais choisi la psychologie. J’avais donc déjà étudié un peu la psychologie et ça m’avait beaucoup intéressé. A la fin de mes études de STAPS, je ne savais pas trop quoi faire. Je n’avais pas envie de travailler dans une salle de musculation en tout cas. C’est pour ça que j’ai repris des études, en psychologie cette fois, en me disant que ça pourrait me servir pour le foot. Mon rôle auprès de Régis Le Bris ? Je suis un des entraîneurs adjoints, en charge des joueurs au niveau individuel. Le FC Lorient cherche à développer ses joueurs avec une méthodologie propre, que Vincent Gesbert met en place au centre de formation depuis la saison dernière. Certains joueurs du groupe pro qui viennent de l’académie sont déjà familiers de ces méthodes. Régis (Le Bris) m’a appelé un jour pour me proposer de prolonger ce travail au sein du groupe professionnel. Une opportunité fantastique pour moi de retrouver le terrain, ce que j’adore, et d’ajouter mes méthodes inspirées de la psychologie. J’interviens à différents niveaux mais mon rôle est d’ajouter un autre point de vue, d’enrichir la vision que peut avoir le staff dans le travail avec un joueur. J’aide à identifier les besoins des joueurs et les membres du staff qui peuvent répondre à ces besoins, que ce soit le préparateur physique, le nutritionniste, le préparateur mental… Il faut avoir une vision globale pour ensuite suivre les joueurs sur le plan individuel (…) C’est évident que chaque joueur veut être performant, que chaque joueur veut montrer la meilleure version de lui-même. Mais on n’y arrive pas toujours seul. Certaines aides extérieures peuvent être nécessaires à la progression. Il faut bien observer les joueurs et, surtout, il ne faut jamais rien forcer", a-t-il expliqué. Et si ce travail de l’ombre expliquait le succès actuel des Merlus ?