FC Nantes - Jean-Claude Suaudeau heureux de l'évolution d'Antoine Kombouaré

Par Adrien Cornu
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Antoine Kombouaré, l'entraîneur du FC Nantes

Antoine Kombouaré, l'entraîneur du FC Nantes

Avant la finale de la Coupe de France que disputera le FC Nantes samedi, Jean-Claude Suaudeau s'est livré à L'Équipe ce mercredi. À 84 ans, l'ex-emblématique entraîneur des Canaris a toujours un oeil acéré. La preuve au moment d'évoquer le cas d'Antoine Kombouaré. 

"J'ai été tellement surpris par beaucoup de mes joueurs. Regardez celui de Toulouse (Philippe Montanier), je l'ai eu, lui aussi. Antoine a cette façon de s'exprimer qui compte beaucoup. Mais je ne savais pas du tout s'il allait s'y intéresser (au métier d'entraîneur). Je n'y aurais pas cru. Il a beaucoup voyagé, mais sa référence, ça reste ici. Je l'ai suivi à travers tous les clubs qu'il a faits, et ça me déplaisait un peu qu'il saute d'un club à l'autre comme ça. Je me disais : merde, lui aussi il va devenir un mercenaire ? Mais là, il a l'air d'être très content. Le fait que le club l'ait pris, ça a dû le libérer, quelque part. Je n'ai pas vu une seule de ses séances, mais je n'allais pas voir ses prédécesseurs non plus, ça ne me passionne plus. Par contre j'ai vu des matches : celui où on a frisé la correctionnelle l'année dernière, contre Toulouse en barrages (Nantes avait perdu 0-1 après s'être imposé 2-1 à l'aller). L'arbitre a été sympa quand même ce soir-là !" a-t-il déclaré avant de poursuivre.

"Au début de la saison j'avais vu Antoine, on discute un peu de temps en temps. Je suis très content qu'il ait compris que ce n'était pas en fermant qu'il allait s'en sortir. Parce qu'il a vraiment des éléments d'attaque. Il a aussi des gens qui sont capables de conduire le jeu, maintenant. L'animation milieu - attaque se fait bien, d'autant mieux qu'il a restreint son aspect défensif. Au niveau du nombre. C'est toujours bien en place, même s'il y a des fuites ces derniers temps, peut-être parce que le milieu et l'attaque ne font plus la jonction avec les trois de derrière. Mais il a compris que marquer ou avoir beaucoup d'occases donnait énormément confiance. J'ai été en difficulté. Pas souvent. Mais les rares fois où je l'ai été, il n'y a rien à faire, c'était jeu vers l'avant quand même. Il fallait créer des occasions : tu crées une occasion et tu aspires, après, à t'en créer une autre. Jusqu'au moment où tu vas finir par marquer. Et même si tu en prends quatre, tu ne parles que de ton but. Tu peux te le répéter pour le prochain match. Antoine a des éléments d'attaque pour ça. Au milieu, il en a récupéré un, le petit jeune (Quentin Merlin). Il est assez à l'aise, il voit clair, même s'il est encore un peu restreint sur son côté" a-t-il conclu.