FC Nantes - Les révélations folles de Moses Simon qui aurait pu ne jamais devenir professionnel

Par Hugo Cammilleri
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Moses Simon avec le FC Nantes

Moses Simon avec le FC Nantes

Interviewé dans les colonnes de L'Equipe, Moses Simon, attaquant du FC Nantes, a pu s'évader sur de nombreux sujets, notamment certains touchant à sa vie privée. Le joueur de 28 ans a notamment révélé qu'il aurait bien pu ne jamais jouer au football de sa vie, en raison d'un père quelque peu autoritaire.

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Depuis 4 ans maintenant, il illumine le couloir gauche du FC Nantes de ses dribbles et de ses accélérations. Auteur d'un exercice 2022-23 décevant sous la houlette d'Antoine Kombouaré (5 buts et 4 passes décisives, aucune réalisation de tout l'exercice après le 13 novembre), Moses Simon semble enfin avoir retrouvé ses repères sur le front de l'attaque nantaise (2 buts et 4 passes décisives en 9 rencontres). Bien qu'il soit en fin de contrat le 30 juin prochain avec le club des bords de l'Erdre, le Nigérian de 28 ans profite de la confiance totale de Pierre Aristouy depuis sa prise de pouvoir en juin dernier. Toutefois, l'attaquant aurait bien pu ne jamais pratiquer le football de haut niveau, gêné par un père qui avait d'autres projets pour lui. Le natif de Jos est longuement revenu sur ses jeunes années au cours d'un entretien réalisé auprès de L'Equipe.

"Mon père a dit : "Non, tu aimes le foot, moi l'armée, ce sera l'armée"

"Je cachais mes crampons ? C'était avant que mon père accepte que je joue au foot, j'avais peur. Ma mère aussi, car pour lui, c'est tout droit, jamais autrement. Il dit "oui", c'est oui, "non", c'est non. Mes crampons, je les mettais le matin au fond du cartable. L'école finissait normalement à 16 heures mais l'académie de foot commençait à 14 heures. En rentrant à la maison le soir, je cachais mes crampons dans le jardin. J'ai commencé le foot en moins de 7 ans, à l'école. Mon père a dit : "Non, tu aimes le foot, moi l'armée, ce sera l'armée". Dans le quartier où on habitait, la vie quotidienne est difficile, il ne voulait pas que je devienne un mauvais garçon, alors devenir pro dans le foot... Il m'a dit : "Tu dois être militaire ou autre chose de bien, mais pas footballeur ! Tu choisiras après le collège". (...) J'étais un bon élève, c'est pour ça que mon père me voyait militaire ou docteur. Mais j'ai choisi un lycée où on jouait au foot. Il ne savait pas. Je lui ai seulement dit : c'est une bonne école, une école privée. Mais dans ma tête, c'était uniquement pour le foot", a expliqué Moses Simon. Et est finalement arrivé le moment où l'attaquant du FCN a dû confronter son paternel à la réalité... 

"Plus tard, le coach de l'école de foot est venu me voir : "Simon, tu es un bon joueur, maintenant on va parler avec ton père parce que tu peux, peut-être, devenir pro". Mais tous les gens avaient peur de mon père, un homme très dur, impressionnant. Il n'y avait qu'un autre militaire qui pouvait lui en parler. Le père d'un des autres coaches de l'académie était aussi un militaire, il s'est senti assez costaud pour venir parler avec le mien. (...) Mon père l'a prévenu : "C'est mon fils, pour lui, j'avais choisi une carrière de militaire ou de docteur. Il a décrété que non, ce sera le football, toi aussi tu me dis que ce sera le football. Si quelque chose lui arrive, tu vas avoir de sacrés problèmes". (...) Aujourd'hui ? Il est content, heureux. J'envoie de l'argent pour tout le monde. C'est moi le papa maintenant !", a révélé le joueur de 28 ans. Ce n'était donc pas gagné pour que Moses Simon devienne footballeur professionnel et qu'il fasse par la suite les beaux jours du FC Nantes.

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