Equipe de France - Le Kazakhstan ? Un match "essentiel" pour Didier Deschamps (compte-rendu)

Par Loïc Poyade
4 min de lecture
Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France.

Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France.

Première de son groupe (D) avec 12 points (3 succès, 3 nuls, 0 défaite), l'équipe de France retrouvera le Kazakhstan, ce samedi soir (20h45, Parc des Princes), dans le cadre des qualifications pour la Coupe du Monde 2022 au Qatar. À la veille de rencontre, qui pourrait, en cas de victoire, permettre aux Bleus de valider leur ticket pour le Mondial, Didier Deschamps, le sélectionneur tricolore, a répondu aux questions de la presse.


Les Bleus de retour au Parc des Princes

"Je suis très heureux de retrouver le Parc des Princes. Il y a eu des mauvais souvenirs mais je retiens les bons. On est très bien ici. Le stade sera plein et on est à la maison aussi".

Sur la qualification

"C'est souvent une route périlleuse. Cela ne dépend que de nous demain. Est-ce que c'est plus valorisant que d'autres qualifications ? Je ne sais pas. Ce match est essentiel car l'équipe de France se doit d'être à la Coupe du Monde".

Sur la composition

"L'option de Kingsley Coman à droite ? Même quand les séances sont à huis clos, vous avez des infos ! (rires) C'est une option. Il y a des options plus ou moins offensives dans les couloirs. Cela peut être une option au départ ou en cours de match. On est censé avoir le ballon plus que l'adversaire. Cela demande des aménagements en défense sur la couverture des zones".

Le retour de N'Golo Kanté

"Peu importe l'adversaire, il vaut mieux avoir Ngolo avec soit que contre ! I a eu des petits soucis physiques, mais c'est aussi lié au fait qu'il ne s'économise pas, qu'il a aussi trente ans. Mais là, il n'a plus de souci. Quand son club gagne 3-0 à 15 minutes de la fin, il ne ménage jamais ses efforts de toute façon. Je ne vais pas me faire spécialiste du plan médical, mais beaucoup trop de monde occulte que les sportifs en général, qui ont été touché par le Covid, ils reviennent, mais ça ne se fait pas en claquant des doigts. ça a été le cas de d'autres joueurs aussi. Il n'y a pas de recul, mais le sportif de haut niveau est un athlète, des organismes poussés au maximum. Avec un organisme fragilisé, ce Covid, ne serait-ce que l'isolement de 15 jours, il faut toujours du temps pour retrouver la plénitude de ses moyens".

Un changement tactique ?

"Quand je choisi un système, c'est pour un objectif : être le plus dangereux possible".

Son avis sur le Kazakhstan

"Le match là-bas n'était pas facile. On a supervisé leurs deux matches en octobre. Le choix de système est bien défini. C'est une équipe qui a cette capacité à défendre. Ils font tous les efforts, c'est un bloc. S'il faut prouver ce fait de ne jamais lâcher, ils ont obtenu deux matches nuls dans le temps additionnel. Ils vont jouer le coup à fond".

L'impact de la Ligue des Nations

"La meilleure vitamine, c'est de gagner. La fierté d'avoir fait ce qu'on a fait en octobre face à deux grandes nations. Cela ne nous donne pas envie de nous relâcher, mais l'équipe de France a prouvé, qu'au-delà de la qualité footballistique, qu'il y a un esprit, avec les scénarios".

Les difficultés de Benjamin Pavard

"Il a pu être en difficulté sur un match, comme d'autres l'ont été sur d'autres... Par moments, c'est le même rôle qu'être à droite dans une défense à quatre. La seule différence, c'est qu'avec une défense à 3 il y a moins d'appuis devant et derrière lui. Benjamin sait qu'il n'est pas dans la meilleure période de sa carrière, mais je n'oublie pas ce qu'il a fait. Le fait d'être piston change un peu la position, mais il n'y a pas de souci sur sa capacité à être piston".

Les "problèmes défensifs" des Bleus

"On a pris beaucoup de buts, ce n'est pas l'idéal, mais le but c'est que l'on en mette un de plus que l'adversaire. C'est aussi des séries, des dynamiques".

La hiérarchie des gardiens

"Vous êtes curieux, ils le savent. Vous verrez !"