Véritable légende en Gironde, Alain Giresse (69 ans) refuse de voir disparaître les Girondins de Bordeaux de la carte du football professionnel français. Afin d'évoquer la piteuse situation de son club de toujours, l'actuel sélectionneur national du Kosovo a accordé un entretien au magazine So Foot, ce mercredi.
Alain Giresse comprend la décision de la DNCG mais envisage encore la Ligue 2
Le 5 juillet dernier, la DNCG a confirmé la rétrogradation des Girondins de Bordeaux en National 1 pour les saisons à venir. Cette nouvelle a sonné comme un véritable coup de massue pour les supporters attachés à ce club mythique mais aussi aux yeux de son meilleur buteur avec 181 réalisations au compteur : "Si la DNCG, qui est composée d’experts, a pris cette décision, c’est que quelque chose n’allait pas. Ce sont des professionnels, ils connaissent parfaitement les chiffres. Le club dispose de plusieurs voies de recours, devant le CNOSF, puis le Tribunal administratif. Est-ce que tout sera réglé d’ici le 30 juillet ? (NDLR : Début du championnat de Ligue 2). Sincèrement, cela me semble très court".
"Triste et en colère", l'ex-idole se paie Gérard Lopez
Face à la crainte d'un possible dépôt de bilan dû à la situation financière critique du club aquitain, l'ex-international tricolore (47 sélections, 6 buts) préfère garder son sang-froid : "Les Girondins ne peuvent pas mourir. Si on descend aussi bas, il faudra reconstruire, sur de nouvelles bases, beaucoup plus saines j’espère. Je suis viscéralement attaché à ce club, j’espère vraiment que nous n’en arriverons pas là, ce serait catastrophique". Si la situation n'évolue pas dans le bon sens, le club sextuple champion de France pourrait être contraint de redémarrer en National 3. D'ores et déjà orphelin de son statut professionnel avec cette rétrogradation, une plus longue descente aux enfers s'accompagnerait d'un vague de licenciements qui toucherait les employés du club.
Enfin, au cours de cet entretien rempli d'incertitudes, le joueur de champ le plus capé de l'histoire du championnat de France (587 apparitions) s'est permis de tacler Gérard Lopez : "Moi, je suis pragmatique. C’est bien de dire qu’on y croit. Mais il faut des actes (...) Je crois que la saison dernière, le club n'a rien raté. Mais dans le mauvais sens du terme". Avant de retrouver les terrains, l'avenir bordelais se joue sur les réseaux sociaux et notamment Twitter sur le hashtag #NousLesGirondins, lieu de rassemblement des amoureux des Marine et Blanc sur lequel des légendes comme Bixente Lizarazu adressent des messages de soutien.