Malgré les investissements hivernaux et le changement d'entraîneur, les Girondins ne parviennent pas à inverser la tendance en Ligue 1. Bon dernier du championnat, Bordeaux n'a plus connu la victoire depuis la réception du RC Strasbourg (4-3), et semble incapable de réitérer ce qui semble être un exploit. Sur la saison complète, le club au scapulaire n'a remporté que quatre matches, dont celui contre l'écurie alsacienne. Du côté des défaites, en revanche, on a arrêté de compter, la dernière étant ce dimanche contre l'ESTAC (0-2). Forcément, Gérard Lopez, propriétaire du FCGB, fait grise mine.
"Il y a de la déception parce qu'on a des joueurs intrinsèquement plus forts que ce qu'ils montrent sur le terrain. On a deux gros soucis : 1/ On travaille des choses pendant la semaine et dès qu'on subit une occasion adverse, on ne se tient plus du tout à notre plan de jeu. 2/ On a des joueurs qui, psychologiquement... On ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir envie mais on a l'impression qu'ils jouent avec une grenade dégoupillée dès qu'ils ont le ballon", a avancé l'homme d'affaires. Et pour le Luxembourgeois, il n'est pas question de malchance. "Si on faisait ce qu'il faut et qu'on jouait comme on s'entraîne, ça pourrait être la faute à pas de chance. Pas là", poursuit-il. "Il faut une prise de conscience et respecter les supporters pour qui j'ai de l'admiration. [...] Le problème, c'est qu'on a peur et qu'on se retrouve dans une situation à essayer de jouer la qualification pour les matches de barrages. C'est dur à accepter alors que le club, la ville et ses supporters ont d'autres ambitions", conclut l'ancien dirigeant du LOSC, dans un entretien accordé à L'Équipe.