Dimanche, Brest et Bordeaux doivent s'affronter au stade Francis-le-blé dans le cadre des seizièmes de finale de la Coupe de France. C'est sans compter sur le Covid qui, comme il y a deux semaines face à Lille, frappe de plein fouet l'effectif des Girondins. Après avoir demandé à la FFF de reporter la rencontre, le directeur technique bordelais Admar Lopes s'est exprimé dans les colonnes de L'Équipe.
"Cela fait plusieurs jours qu'on essaye d'avoir des réponses claires avec la FFF pour bien préparer la rencontre. On essaye d'avoir des échanges, des contacts, des précisions. Qu'est-ce qu'on nous répond ? Rien ou presque. Quelques SMS échangés avec notre directeur général mais rien de concret alors qu'on est à quatre jours du match. On ne nous respecte pas, et encore pire, on ne respecte pas cette compétition. Je comprends que cela soit la période des fêtes, tout le monde a envie de se reposer. Mais on doit faire preuve de professionnalisme. Quand je vois comment la situation est gérée en Premier League, en Liga ou en Top 14, dans le rugby, je vois des matches qui sont annulés par respect pour le public, et pour le Championnat. C'est une question d'équité sportive. C'est la base du foot, et du sport en général. Quand il manque une dizaine de joueurs dans l'effectif, on doit prendre en compte cela. Sinon il n'y a pas de justice" a-t-il déclaré avant de poursuivre : "C'est une belle compétition qu'on veut jouer à fond et malheureusement, on ne respecte pas cette Coupe de France. Disputer ce match à Brest avec 15 absents ? Cela n'a aucun sens. C'est même un manque de respect pour la plus vieille des compétitions de France. Déjà le match de Lille (2-3, le 22 décembre), ce n'était pas une situation normale. On nous a reproché de manquer de condition physique en fin de match ? Mais on a adapté tous nos entraînements avec des séances sans contact. On ne cherche pas d'excuse, mais il faut dire les choses. Il nous manquait également notre préparateur physique. On doit respecter notre travail et en ce moment, j'ai la sensation qu'on ne nous respecte pas. Ni le métier de mes joueurs, ni leur santé. On marche sur la tête."