Vendredi, une sorte de conférence de presse de crise avait lieu au Haillan. Après son entraîneur David Guion, le capitaine des Girondins Josuha Guilavogui s'est lui aussi présenté devant les micros. Il y a évoqué la rencontre cruciale de dimanche (17h05) face à Nice mais également la prise de conscience qui, selon lui, a eu lieu dans le vestiaire bordelais.
"Il n'y a pas de solution miracle. Il faudra faire un grand match contre Nice. On ne peut pas se donner le luxe de les attendre pour les contrer. On va jouer sur nos points forts et essayer d'être costaud. Nous sommes les premiers malheureux car ce sont des scénarii tragiques. L'ascenseur émotionnel est difficile. J'ai vécu un lundi catastrophique. C'est le football et il faut l'accepter car il réserve des fois de belles surprises. Il faut y croire jusqu'à la fin" a-t-il déclaré avant de poursuivre : "Il y a une volonté commune de changer les choses. Ce n'est pas que moi. Il y a aussi des leaders dans le vestiaire. Ce sont des petites choses au quotidien qui font que la vie de groupe doit s'améliorer. Quand un groupe vit bien ça se voit sur le terrain. Je suis vraiment désolé car ça ne se traduit pas encore en nombre de point. Beaucoup de choses se sont déjà améliorées. Ça me rappelle les matchs de Paris à une échelle différente quand Paris prend un but. Il y a ce traumatisme. On est dos au mur. Il faut y croire, on se doit d'y croire. Il y a encore 12 points en jeu. On sort de grandes réunions où l'on essaie de trouver les mots. On a la même vision. On doit faire preuve de plus de courage. Il faut rester sur notre plan de jeu qui fonctionne depuis le début du match. Aujourd'hui, on est plus que jamais dos au mur. Je suis au service du collectif, s'il faut jouer un défenseur ou au milieu de terrain, pas de problème. Au vu de mon expérience je dois être capable de gérer ces moments-là."