Le 8 octobre dernier, en plein temps additionnel alors que le Montpellier Hérault Sport Club menait 4 à 2 sur sa pelouse (J8 Ligue 1), le gardien international sénégalais du Clermont Foot, Mory Diaw, a été touché par un explosif Bulldog de catégorie F3 et s'est effondré, blessé. L'incident a conduit à des sanctions sévères pour le MHSC : le match a été déclaré à rejouer à huis clos total, avec en plus deux matchs suivants joués à huis clos partiel, incluant la fermeture de La Tribune Étang de Thau d'où le pétard avait été lancé. De plus, le club a été pénalisé d'un point au classement, avec un autre point retiré avec sursis. Les deux principaux fautifs avaient été interpellés.
Le club réclame une somme record
Ce jeudi, l’audience a eu lieu. Le magistrat a requis 6 mois de prison avec sursis probatoire, ainsi que 200 heures de travaux d’intérêts généraux (Tig) pour seulement le complice. Ils ont aussi l’obligation de pointer à chaque mi-temps du MHSC au commissariat de police ou à la gendarmerie pendant les 3 ans d’interdiction de stade. Mais ce n’est pas tout, puisque les parties civiles, en l’occurrence le club de Montpellier, réclame 515 000 euros de dommages-intérêts à chacun des deux accusés. Voilà des sanctions qui devraient faire réfléchir les supporters dans les tribunes…