Du haut de ses 28 ans, Stéphane Bahoken est aujourd'hui un joueur confirmé du championnat de France. L'attaquant d'Angers SCO, auteur de cinq buts cette saison en L1, ne cesse de progresser, lui qui a véritablement lancé sa carrière avec Strasbourg en National. Aujourd'hui, l'Angevin est épanoui et porte aussi le maillot du Cameroun, comme son père avant lui. Cet amoureux du ballon, toujours attiré par le but, nous a aussi montré toute son exigence envers lui-même, à l'image de son régime alimentaire spécifique pour être en meilleure forme et réduire les blessures.
MadeInFOOT : Stéphane, nous te retrouvons en interview alors que tu aurais dû être en sélection. Que penses-tu de cette situation autour des internationaux non-européens ?
Stéphane Bahoken : "On a suivi l’actualité comme tout le monde. On a vu que l’état français et la LFP ne voulaient pas nous laisser partir si on ne faisait pas les 7 jours à l’isolement. Quand l’UNFP a pris la parole, ça nous a fait un grand bien. Ça a changé certaines choses, mais tout le monde n’a pas pu rejoindre sa sélection. Ils ont imposé un voyage en jet privé pour pouvoir revenir en France, mais peu de fédérations peuvent les payer… Ça reste frustrant qu’il y ait autant de précaution, puisqu’on aurait pu revenir et faire un test. Et s’il est négatif, retrouver notre club. Quand on voit nos voisins, notamment en Angleterre, les internationaux africains sont partis avec beaucoup moins de restrictions qu’en France. La crise pandémique veut que ce genre de règles soient mises en place, mais les instances auraient pu se creuser la tête pour trouver des solutions et satisfaire tout le monde".
Pour toi, la sélection camerounaise représente quelque chose de fort…
"C’est une fierté oui ! J’ai envie d’apporter ma pierre à l’édifice et qu’on continue à briller comme on est en train de le faire".
Ton père (Paul Bahoken) est un ancien international camerounais. Est-ce une pression supplémentaire ?
"Au début, il y avait plus de pression car il fallait être directement au niveau. Mais quand on est convoqué, ça veut dire qu’on est au niveau. Donc c’est à moi de faire mes preuves pour ne pas décevoir les gens qui veulent nous comparer !"
Quelle place occupe-t-il dans ta carrière ?
"C’est une épaule sur qui compter, un conseiller pour tout, que ce soit en avant ou après match. Il m’offre tout le temps des conseils car il est passé par là. J’apprends de lui pour être plus compétitif et être meilleur sur le terrain".
Parlez-vous des différences entre le foot d’aujourd’hui et celui d’avant ?
"Oui, il me raconte qu’aujourd’hui, le foot est plus physique qu’avant. Pour lui, la base d’un attaquant est d’être le plus décisif et d’être complet dans le plus de domaines possibles pour arriver au haut niveau et y rester".
"Être appelé par des grands joueurs comme Kluivert et Seedorf, ça fait quelque chose"
Tu as dû attendre 2018 pour disputer ton premier match avec les Lions Indomptables. As-tu eu peur de ne jamais pouvoir porter ce maillot ?
"Je n’ai pas eu peur, je m’étais fixé un plan de carrière : vite retrouver la Ligue 1 après mon départ de Nice. En retrouvant la Ligue 1 et en essayant d’être performant, ça allait forcément payer pour avoir au moins ma chance. Il fallait ensuite la saisir ! Durant toutes ces années, je n’ai pas forcément fait de fixette sur ça. Je ne me suis pas dit ‘j’ai peur de ne pas y aller’, mais plutôt ‘il faut être performant au haut niveau et montrer qu’on a la qualité pour rester à ce niveau’.
Ton premier but en septembre 2018, face aux Comores (1-1), a dû être un moment très fort en émotion…
"(Sourire). Exactement, en plus c’était pendant les qualifications pour la CAN. On était en train de perdre face aux Comores et marquer ce but égalisateur m’a fait énormément de bien ! C’était une joie incroyable, d’autant plus qu’à l’époque il y avait Patrick Kluivert et Clarence Seedorf dans le staff. Ce sont eux qui m’ont appelé, et être appelé par des grands joueurs comme eux, ça fait quelque chose. Marquer mon premier but avec eux, ça m’a permis de montrer que je n’étais pas un choix par défaut. Ça m’a procuré une énorme joie."
Est-ce difficile de gérer ses émotions durant le match après avoir marqué son premier but pour son pays ?
"Ce n’était pas difficile car c’était un match avec beaucoup de pression. J’ai vite été rattrapé par la réalité. Après le match, j’ai bien fêté ce but, et c’est là que j’ai réalisé ce que j’avais fait. Pendant le match, j’ai canalisé ma joie pour rester concentré".
Au Cameroun, tu as donc eu l’occasion de côtoyer Clarence Seedorf comme sélectionneur. Patrick Kluivert était aussi dans l’organigramme. Qu’ont-ils apporté à la sélection et à ta progression ?
"On a tous grandi avec leurs exploits, Kluivert à Barcelone, Seedorf au Real Madrid ou au Milan AC. Quand ils sont arrivés en sélection, c’était incroyable de les avoir en tant que coaches. Ils ont donné beaucoup de conseils sur le jeu, l’intelligence de jeu. Kluivert m’a donné des conseils sur les déplacements devant le but, comment bien finir devant les cages. On a beaucoup appris en terme de football avec ces gens là. Seedorf a gagné plusieurs LDC, il a joué avec Ronaldinho, Kakà, et c’est une grande star aussi. Quand il nous donne des conseils, on écoute très attentivement car c’est le très très haut niveau."
La prochaine CAN se déroule d’ailleurs au Cameroun en janvier. Est-ce un gros objectif personnel ?
"On a malheureusement loupé l’organisation en 2019 suite à des problèmes logistiques. En 2022, on ne veut pas la louper, et encore plus si les supporters ont l’autorisation de revenir dans les stades d’ici là. On sait que le coronavirus ne sera pas définitivement banni, mais si on peut avoir des supporters… On connait l’engouement qu’il y a au pays, ce que ça représente d’accueillir la CAN. Personnellement j’ai vraiment hâte d’y être, je vais tout faire pour faire partie des 23. Et c’est sûr que d’être dans un stade où il y a enfin des supporters, ça nous redonnera toute la joie de faire le métier de footballeur."
Les supporters te manquent-ils ?
"On commence à s’y habituer sans vraiment s’y faire totalement. Quand la saison a commencé sans public, ou même avec la jauge, ça nous a rappelé les matchs amicaux des débuts de saison, où tu n’as pas ou peu de supporters. Tu entends ce que les adversaires se disent. Au final, tu te dis qu’on joue aussi au foot pour montrer du spectacle aux gens. On est galvanisé par leurs applaudissements donc c’est bizarre de jouer dans des stades vides. Ça ne nous enlève pas l’envie de jouer mais on n’a pas ce supplément d’âme qu’on ressent lorsqu’on est mené, ou que tu es moins bien sur le terrain."
Cette année, tu es le meilleur buteur d’Angers avec Angelo Fulgini (5 buts). Mesures-tu le chemin parcouru depuis le début de ta carrière ?
"J’avais un plan de carrière et je suis en train de le réaliser. J’ai fini ma formation à l’OGC Nice où j’ai signé professionnel mais je n’ai pas réussi à m’y imposer (18 matchs en 3 saisons, ndlr). Par conséquent, je suis parti à Strasbourg pour aller jouer en National et essayer de retrouver la Ligue 1, engranger de l’expérience, et pourquoi pas viser plus haut. Ce sont des choses que je suis en train de faire puisque suite à mes bonnes performances là-bas, j’ai eu l’opportunité de signer à Angers et de m’installer en Ligue 1. J’ai pris du retard avec mes blessures mais je suis en plein dans le plan de carrière que je m’étais fixé. Quand je regarde d’où je viens et où je suis, je suis plutôt satisfait du chemin parcouru…"
Tu as fait tes premiers avec Grasse, qui est aujourd’hui en N2. Quel regard portes-tu encore aujourd’hui sur ce club ?
"Je suis l’actualité du club. À Grasse il y a beaucoup d’anciens Niçois avec qui j’ai joué. Je pense notamment à Fabien Dao Castellana ou Lorenzo Vinci. Je regarde ce qu’ils réalisent en National 2. Ils ont failli monter en National l’année passée..."
Les gens ne le savent pas forcément, mais tu as fait une pige en Ecosse (St Mirren FC, ndlr) au début de ta carrière..
"J’ai fait un prêt en Ecosse car un ancien attaquant niçois était parti là-bas la saison précédente. Le coach écossais avait aimé ses prestations et il recherchait un attaquant de mon profil. À Nice, Claude Puel ne comptait pas sur moi, donc je me suis dit que ça me ferait une bonne expérience. Malheureusement mon prêt s’est mal terminé avec une blessure au mois de janvier, qui m’a éloigné des terrains pendant 3 mois. C’était la première fois que je partais hors de France, loin de ma famille et seul. Même si sportivement le bilan est mitigé, je retiens énormément de positif, notamment sur le plan humain. Les Écossais sont de très très bonnes personnes et j’ai bien appris l’anglais là-bas. Sur le plan footballistique aussi, ils ont la mentalité de ne jamais rien lâcher, un état d’esprit de battant. Et la ville de Glasgow est une très belle ville !"
En 2014, après ton prêt en Ecosse, tu quittes l’OGC Nice, ton club formateur… N’était-ce pas trop dur ?
"Quand c’est ton club formateur, tu as envie de prouver de quoi tu es capable, rendre la confiance que les dirigeants t’ont donné en te faisant signer pro. Mais malheureusement, à l’époque, je n’étais pas dans les plans du coach. Entre rester en réserve ou seulement m’entraîner et ne pas faire de match, je me suis dit : ‘pourquoi pas partir, jouer, progresser puis revenir un jour si j’ai bien progressé’. Je savais que je reculais pour mieux avancer."
Tu décides d'aller à Strasbourg, alors en National. Malgré la présence du club en troisième division, les supporters étaient présents et vous poussaient pour retrouver le niveau professionnel. Tu connais deux montées, tu t’affirmes comme un bon finisseur devant les cages. Ces 4 ans au Racing sont-ils les meilleurs moments de ta carrière ?
"Clairement oui ! Quand je signe à Strasbourg, je me dis que je ne suis pas dans un club de National. Quand je vois le stade, les supporters, les installations, je me dis : ‘Woh, je pars d’un club de Ligue 1 pour rejoindre un autre club de Ligue 1’. C’était une anomalie. Quand je vois toutes ces années qu’on a faites, monter de National en Ligue 2, de Ligue 2 en Ligue 1, se maintenir, gagner contre le PSG… Toutes ces belles émotions ont participé aux plus belles années de ma carrière. Mais j’espère qu’il y aura encore d’autres belles années !"
En fin de contrat en juin 2018, tu es énormément courtisé et tu rejoins finalement Angers. Pourquoi ?
"Je pense que j’avais fait le tour de Strasbourg. Quand on reste trop longtemps dans un club, c’est plus difficile de se bouger car on est dans notre zone de confort. J’avais envie de me mettre en difficulté, de trouver un club sûr et stable de L1 dans lequel je pourrai travailler sereinement pour être plus décisif, marquer plus de buts, et pourquoi pas aller chercher encore un peu plus haut."
Aujourd’hui, après deux ans et demi, quel regard portes-tu sur ton parcours angevin ?
"Je trouve que c’est plutôt positif, surtout la première année et même cette saison. L’an passé, c’était plus compliqué, je me suis souvent blessé, ensuite je suis revenu tard de la CAN puis la L1 s’est arrêtée."
Il y a quelques jours, Stéphane Moulin a annoncé son départ en fin de saison. Comment as-tu réagi ?
"J’ai été surpris par l’annonce de son départ en fin de saison. Je ne m’y attendais pas du tout, je pensais qu’il irait au terme de son contrat mais il faut respecter sa décision. Je lui souhaite le meilleur pour la suite. Il aura beaucoup apporté au SCO et à moi-même".
"Sur le terrain, on nous juge sur nos buts. Si on ne marque pas et qu'on n'est pas décisif, on ne sert à rien".
Tu as commencé la saison sur les chapeaux de roues avec 5 buts en 12 matchs puis tu as eu plus de difficultés, notamment en raison de blessures. Dernièrement, tu es revenu à la compétition avec un but en Coupe de France. Comment juges-tu ta saison ?
"J’avais bien débuté, puis j’ai eu un trou d’air : je me suis blessé et j’ai eu plus de difficultés à revenir car comme je n’étais pas à 100% physiquement à mon retour, le coach a laissé Loïs Diony titulaire. Mais Il me reste encore 8 matchs pour bien finir ce que j’avais commencé."
Justement, comment se passe la concurrence avec Loïs Diony ?
"Ça se passe super bien, c’est un gars vraiment bien. La concurrence ne peut que bien se passer parce que c’est le coach qui la met en place. Nous, on joue notre jeu. Forcément on veut marquer, c’est notre rôle d’attaquant, mais entre nous deux ça se passe vraiment super bien. Quand il joue et qu’il performe, je suis content pour lui, et inversement."
Chez un attaquant, le sens du but est-il inné ?
"Nous, sur le terrain, on nous juge sur nos buts. Si on ne marque pas et qu’on n’est pas décisif, on ne sert à rien. En tant qu’attaquant, on est déterminé et on a envie de bombarder le gardien (sourire), de marquer le plus de buts possibles. C’est bien par rapport à ton club mais aussi par rapport à ta progression car on sait très bien que, quand un attaquant marque des buts et qu’il est décisif pour l’équipe, les autres clubs l’observent. Quand on prend en compte tous ces paramètres là, c’est sûr qu’on a envie de la mettre au fond quand on arrive devant le gardien !"
Le poste d’attaquant est bien différent selon les joueurs. Des buteurs touchent très peu de ballons comme Icardi ou Cavani, d’autres décrochent beaucoup pour jouer à l’image de Firmino ou Benzema…
"Chacun a son style de jeu. Quand on parle de Cavani, d’Icardi, ils sont dans une équipe où ils n’ont pas besoin de toucher le ballon. Il faut aussi prendre en compte l’équipe où joue l’attaquant. Dans mon cas, que ce soit à Strasbourg ou Angers, ou dans des clubs différents du PSG, l’équipe a besoin de toi dans d’autres domaines : garder la balle, faire jouer les joueurs, marquer des buts. Mon style de jeu serait plus d’être complet."
Quand un attaquant ne marque pas, c’est un peu plus difficile de lui attribuer une bonne note…
"Notre objectif, pour les attaquants, c’est de marquer des buts. Des fois, tu fais des très bons matchs, tu fais jouer tes partenaires, grâce à toi l’équipe performe, mais tu ne marques pas. Pourtant, tu sais que tu as fait un bon match, mais les gens se disent : ‘Il n’a pas marqué, il n’a pas fait un bon match’. À l’inverse, tu peux faire une mauvaise prestation, ne pas être satisfait mais tu marques… Et là, on va dire que tu as fait un bon match. C’est ça le paradoxe de l’attaquant. En tant que joueur et en tant qu’attaquant, on veut marquer des buts. On va se battre à droite, à gauche, pour que l’équipe aille bien et que l’équipe gagne. Si tu finis un match, que tu sais que toute l’équipe t’a félicité mais que tu n’as pas marqué, le vrai attaquant te dira : ‘ça me laisse un goût amer’ parce qu’on a ce besoin de marquer, d’être décisif. Mais si demain je marque et qu’on perd 5-1, je ne vais pas être content !"
Angers est 10ème de Ligue 1, pourtant dans le jeu le contenu est mitigé. Il y a eu un très bon début, puis un passage à vide. Comment l’expliques-tu ?
"C’est sur la régularité que l’on doit progresser ! On a réussi à bien commencer mais on n’a pas réussi à être régulier. On a eu trop d’irrégularités, et on se retrouve 10ème aujourd’hui. Sur certains matchs, si on avait été plus constant, on serait peut-être beaucoup plus haut. Le problème qu’on rencontre, c’est qu’on a élevé notre niveau de jeu, mais maintenant il faut réussir à le maintenir à ce niveau là."
D’un point de vue personnel, tu as déjà marqué face au PSG, Marseille ou Monaco. Est-ce que ce sont des matchs que tu coches dans le calendrier ?
"Non pas forcément. Dans la saison, quand tu joues des équipes de notre calibre, les espaces sont plus réduits, les matchs sont plus âpres. Ce sont des matchs de combattants ! Quand tu joues contre des équipes comme le PSG, Lyon, Monaco ou Marseille, ce sont des équipes qui jouent au ballon. Et quand tu joues au ballon, tu laisses des espaces. C’est cet aspect qui fait que j’arrive à être décisif contre ce genre d’équipes. Elles laissent des espaces et j’arrive à m’engouffrer dedans. Ce n’est pas parce que c’est Paris que je vais me donner plus, c’est juste une question de jeu."
La Ligue 1 n’est-elle pas un championnat plus difficile qu’il n’y paraît ?
"La Ligue 1 est un bon championnat, et il devient de plus en plus ouvert. Il y a quelques années de ça, le PSG aurait été gagnant dès le début de la saison. Et là, depuis quelques années, ça devient plus attractif, il y a plus de jeu. C’est un très bon championnat d’Europe !"
Tu arrives en fin de contrat au mois de juin 2022. As-tu déjà commencé à réfléchir sur ton avenir ?
"Je n’ai pas encore eu de réflexion personnelle sur mon avenir. La seule réflexion dans ma tête actuellement, c’est de bien terminer la saison, de jouer le maximum de matchs et d’être le plus décisif possible afin d’aider l’équipe à atteindre ses objectifs. On fera le point en fin de saison."
Tu as d’ailleurs fait l’objet de plusieurs sollicitations de la part de clubs turcs et anglais au mois de janvier….
"C’est comme ça depuis que je suis arrivé à Angers. Dans la presse, je lis que je dois aller à gauche, à droite, et au final je suis encore là. C’est le foot. Il y a des gens qui sont intéressés par toi mais si tu sens que ce n’est pas le bon timing, tu restes où tu es, surtout quand t’y es bien."
"Le foot, c'est toute ma vie"
Pour améliorer tes performances, tu as changé drastiquement ton alimentation. Peux-tu nous en parler ?
"Ces dernières années, j’avais tendance à me blesser trop souvent. Et quand on se blesse trop, on essaie de trouver des solutions., sachant que je dormais bien, que je buvais bien,. Je me suis dit que j’allais revoir mon alimentation et je me suis documenté. J’ai aussi regardé le documentaire sur Netflix « The Game Changers » qui m’a aiguillé sur le fait que manger trop de viande n’était pas forcément synonyme de bonne récupération. Donc j’ai changé mon alimentation. Je mange beaucoup de légumes, de choses véganes et végétariennes mais j’ajoute de temps en temps de la viande pour équilibrer et baisser les risques de blessures. J’ai l’impression que je suis plus en forme, plus affûté physiquement. Ça me fait mieux dormir aussi. J’ai fait ce constat là : quand tu manges de la viande le soir, tu arrives à dormir mais tu es ballonné. Depuis que je n’en mange plus, je ne suis pas ballonné donc j’ai un meilleur sommeil."
Robert Lewandowski, de son côté, inverse ses repas en commençant par le dessert pour accélérer la combustion de graisse. Et visiblement, c’est assez redoutable ! Vas-tu tester cette technique ?
"Je ne savais pas ! Vu que c’est un champion, des diététiciens ont dû acquiescer sa méthode. Alors pourquoi ne pas tester ? (Rires). C’est intéressant en tout cas…
Ton changement de régime alimentaire démontre une certaine exigence envers toi-même...
"Quand on regarde le foot de nos jours, on voit qu’il y a de plus en plus de joueurs qui arrivent à jouer de plus en plus tard. Je me suis demandé pourquoi et c’est tout simplement une question d’hygiène de vie. Elle doit être encore plus irréprochable et encore plus pointilleuse. Quand tu vois des joueurs comme Cristiano Ronaldo ou Zlatan Ibrahimovic aujourd’hui, on se dit qu’il faut prendre exemple sur eux. Et pour prendre exemple, il faut s’inspirer : à savoir bien manger, bien boire, bien dormir. "
Ce n’est pas impossible que Stéphane Bahoken joue jusqu’à 40 ans donc...
"Je vais tout faire pour en tout cas (rires)."
Malgré les années qui passent, as-tu toujours la même passion pour le football ?
"Personnellement, j’ai toujours envie de jouer au foot. Le foot c’est toute ma vie, c’est toujours un plaisir plus qu’un métier. . Le seul truc que je fais, c’est que j’essaie de réduire au maximum le foot quand je rentre chez moi. Je regarde les gros matchs à la télé évidemment, mais quand je rentre, je ne parle pas de foot. Je m’occupe de mon fils tout simplement…"