Au lendemain de la défaite de l’Italie face à la Bosnie-Herzégovine, synonyme de non-qualification pour la Coupe du Monde, la presse italienne est abasourdie.
Ce mardi soir, l’Italie a connu une nouvelle désillusion. Après sa défaite aux tirs au but face à la Bosnie-Herzégovine (1-1, 4-1 aux TAB), la Squadra Azzurra manquera la Coupe du Monde pour la troisième fois consécutive, provoquant l’indignation de la presse italienne après la rencontre et ce mercredi matin.
"Le miroir du pire du pays"
Le média Tuttosport qualifie cette défaite de "désastre" et de "fiasco total", pointant la responsabilité des Nerazzurri présents sur le terrain. Alessandro Bastoni, expulsé dès la 41ᵉ minute, ainsi que Federico Dimarco et Pio Esposito, qui n’ont pas du tout répondu aux attentes. Le média dénonce également la gestion des hauts responsables de la Fédération. De son côté, Ivan Zazzaroni, le directeur du Corriere dello Sport, écrit : "Ce n'est pas seulement un flop, le troisième consécutif : c'est l'échec manifeste d'un système. Cela apparaît comme un échec ponctuel, mais en réalité, c'est une crise structurelle […] La qualification était devenue une question de dignité nationale : ne pas participer à un tournoi ouvert à 48 nations est même humiliant". La Gazzetta dello Sport ne peut qu’accepter et constater cette nouvelle désillusion et écrit : "Un autre désastre s'est produit, un nouvel échec s'abat sur notre football. Nous avons du mal à y croire, nous ne voulons pas y croire, même si, désormais, nous devrions être préparés".
Le quotidien La Stampa résume la rencontre en une formule choquante : "Bosnie-Italie, le miroir du pire du pays". De son côté, La Repubblica utilise la métaphore pour expliquer ce nouvel échec : "C'est un déclin impressionnant, avec des chefs d'orchestre désorientés et des musiciens dépassés. Aurait-on mérité une petite épopée sur un terrain médiocre, sous les balcons ? Peut-être. On l'aurait prise, on l'aurait célébrée […] Ce n'est pas l'échec d'un projet : c'est l'absence même de projet".