Au lendemain de la défaite de l'Argentine lors de la première journée du tournoi hommes des Jeux Olympiques de Paris 2024 contre le Maroc (2-1) et la fin de match au scénario fou, la fédération argentine a annoncé porter plainte auprès de la FIFA.
C'est une situation inédite qu'ont vécue les Argentins et les Marocains à l'occasion de leur premier match du tournoi olympique hommes de Paris 2024. Alors que l'Argentine pensait avoir égalisé à les dernières minutes du temps additionnel, l'arbitre de la rencontre a été appelé par le VAR pour vérifier une position de hors-jeu. Mais, au même moment, des supporters marocains ont envahi la pelouse, obligeant les 22 acteurs à rentrer aux vestiaires. Après près de deux heures de flottement, le but a été finalement refusé et le Maroc s'est imposé sur le score de 2-1 avec une fin de match sifflée dans un stade vide. "C'est le plus grand cirque que j'ai jamais vu de ma vie", a lâché Javier Mascherano, l'entraîneur de cette équipe olympique argentine après la partie.
La fédération porte plainte
Dans la soirée de ce mercredi, Claudio Tapia, le président de l'AFA, a pris la parole et a annoncé avoir déjà porté plainte auprès de la Commission Disciplinaire de la FIFA. "C'est malheureux ce que nous, Argentins, avons dû vivre aujourd'hui à Saint-Étienne. Attendre près de deux heures dans les vestiaires pour que, après l'invasion du terrain de jeu par les spectateurs marocains et les violences subies par la délégation argentine, nos joueurs soient obligés de ressortir pour s'échauffer et continuer à jouer un match qui aurait dû être suspendu par l'arbitre principal, c'est vraiment une absurdité qui va à l'encontre des règles de la compétition", a-t-il confié.
Il poursuit : "En plus de cela, l'avis des capitaines des deux équipes qui ont compris qu'il ne fallait pas reprendre le jeu, n'a pas été entendu non plus. De la part de la Fédération Argentine de Football, nous avons déjà porté plainte auprès de la Commission Disciplinaire de la FIFA afin que les mesures réglementaires pertinentes puissent être prises et qu'une sanction soit imposée à quiconque correspond."