JT Foot - Ce qu'il s'est réellement passé lors de Paris FC - OL (vidéo)

Par Clovis Canivenc
6 min de lecture
Retour en vidéo sur les incidents lors de Paris FC - OL

Retour en vidéo sur les incidents lors de Paris FC - OL

C’est malheureusement l’image qui restera des 32èmes de finale de la Coupe de France. De graves débordements ont de nouveau éclaté entre supporters lors du match entre le Paris FC et l’Olympique Lyonnais. Qui sont les fautifs ? Quels sanctions ? Quelles solutions pour stopper les violences dans les stades ? On vous donne toutes les réponses dans cette vidéo.

Cela devait être une fête du football comme seule la Coupe de France peut en offrir, mais tout a dérapé à la mi-temps du match entre le Paris FC et Lyon vendredi soir. Alors que les deux équipes rentraient aux vestiaires sur le score de 1-1, devant une affluence record pour le club de Ligue 2 au stade Charléty, de graves débordements ont alors éclaté en tribunes.

Ce que tout le monde a vu immédiatement ce sont des supporters lyonnais, encagoulés et ceintures ou fumigènes à la main pour certains, quitter leur parcage et s’attaquer à une tribune où se trouvait des familles avec des enfants. Des images d’une rare violence et consternantes un mois seulement après le jet de bouteille sur Dimitri Payet lors de Lyon - Marseille. Une charge des CRS parvenait finalement à ramener les ultras lyonnais dans leur parcage, mais provoquait dans le même temps un envahissement de terrain. Les joueurs, qui revenaient à ce moment-là sur le terrain pour débuter la deuxième période, étaient immédiatement renvoyés aux vestiaires et n’en ressortiront plus. Après une longue interruption de 45 minutes, le match était définitivement arrêté.

Des ultras du PSG impliqués ?

Comme souvent, Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, se précipitait vers les micros pour défendre son institution et affirmait tout de suite que les responsabilités étaient partagées. Ces gens dont parle Jean-Michel Aulas ont depuis été formellement identifié comme des anciens ultras du PSG. La police a déjà identifié une partie de ces individus ayant déclenché les hostilités. II s’agit de membres du groupe Ferveur Parisienne, faisant partie du Virage Auteuil et du Collectif Ultras Paris. Selon L’Equipe, l’affrontement entre le groupe d’ultras parisiens et lyonnais avait été programmé après des provocations durant la semaine. C’est le lancement d’une bombe agricole dans le parcage lyonnais qui a ensuite fait basculer les tribunes du stade Charléty dans le chaos. Si la responsabilité des supporters du PSG et l’OL est donc établie et devra être sanctionnée, le Paris FC n’est pas non plus exempt de tous reproches. De nombreux failles dans la sécurité ont été signalés après ces incidents.

Des failles dans la sécurité

Depuis vendredi soir, Pierre Ferracci, le président du Paris FC, assure avoir fait tout ce qu’il pouvait pour assurer la sécurité et rejette la faute sur les supporters lyonnais. Pourtant des éléments viennent à démontrer le contraire, sans justifier pour autant le déchaînement de violence. Premier élément, le parcage visiteur des Lyonnais n’était séparé de la tribune familliale que par une simple paroi en plexiglas. Deuxième élément, le nombre insuffisant de stadiers. Inexistant du côté de la tribune familiale et pas assez nombreux du côté du parcage pour contenir les débordements.

Quelles sanctions après les incidents lors de PFC - OL ?

Après les incidents, le temps des sanctions va devoir arriver rapidement. La commission de discipline de la FFF doit se réunir en ce début de semaine pour annoncer de premières mesures. Match à rejouer à huis clos ou sur terrain neutre ? Match perdu sur tapis vert pour Lyon à cause de la récidive de ses supporters ? Pas de jaloux et une élimination administrative pour les deux équipes ? Le verdict est attendu fin décembre, avant les 16èmes de finale qui se dérouleront les 2 et 3 janvier prochains. Hier soir, lors du tirage au sort, le Paris FC et l’OL étaient bien présents et le vainqueur devra théoriquement affronter l’OGC Nice.

Des solutions pour stopper la violences dans les stades

Ces graves débordements ont éclaté au lendemain des annonces du gouvernement pour stopper les violences dans les stades. Interdiction des bouteilles en plastique à partir du 1er juillet prochain, arrêt du match en cas jet de projectile sur un joueur ou un arbitre, délai maximum de 30 minutes pour trancher sur le sort d'un match. Ces mesures n’ont eu aucun effet immédiat sur ces ultras venus en découdre au stade Charléty. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, a annoncé une autre mesure qu’il aimerait mettre en place dans le futur : l'individualisation des places avec l'identité de chaque spectateur. De son côté, l’Olympique Lyonnais a décidé de réagir immédiatement en interdisant le déplacement de ses groupes de supporters à l’extérieur. Jean-Michel Aulas va également devoir probablement faire le ménage parmi les supporters de son club.