Contactée par France Info, Me Rachel-Flore Pardo, avocate de la partie civile dans l'affaire Achraf Hakimi a réagi à l'annonce du renvoi devant la cour criminelle du joueur pour viol.
Accusé de viol sur une jeune femme en 2023, Achraf Hakimi va, sauf retournement de situation, être jugé en procès devant la cour criminelle des Hauts-de-Seine. Si le joueur a appris, ce mercredi, son renvoi devant la justice, son avocate, Me Fanny Colin a réagi et a confié à France Inter qu'elle allait faire appel de cette décision. En attendant, du côté de la plaignante, il y a du soulagement, comme l'a confié Me Rachel-Flore Pardo, avocate de la partie civile à France Info.
"Après 3 ans de combat judiciaire, ma cliente accueille avec soulagement l'ordonnance de mise en accusation d'Achraf Hakimi pour viol. Cette ordonnance est parfaitement cohérente avec les éléments du dossier et les réquisitions du procureur de la République.
Cette décision est logique parce que depuis 3 ans, ma cliente n'a eu cesse de formuler des déclarations constantes, circonstanciées, confortées par de nombreux éléments du dossier, notamment les déclarations de proches et de connaissances d'Achraf Hakimi, des messages écrits qui figurent au dossier, la chronologie des faits, les témoignages aussi de proches de ma cliente. Tout ça est en parfaite cohérence avec ce qu'a dit le procureur de la République dans ses réquisitions de renvoi d'Achraf Hakimi devant la cour criminelle pour viol. C'est une ordonnance parfaitement cohérente avec les éléments du dossier", explique-t-elle.
"Monsieur Hakimi s'obstine à nier la réalité"
"Aujourd’hui une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu’elle est fausse", a, de son côté, réagi Achraf Hakimi, ce mercredi matin, sur son compte X. Une version contredite par la partie adverse : "Ce que dit Achraf Hakimi, à savoir que son renvoi devant la cour criminelle ne tient que sur les déclarations de ma cliente, est totalement faux. Il est contredit par chaque élément du dossier et on voit bien qu'aujourd'hui Monsieur Hakimi s'obstine à nier la réalité et à nier les éléments qui ont permis de réunir 3 ans d'enquête et d'instruction".
Alors que Me Colin, l'avocate du joueur, avance que la plaignante aurait "refusé tous les examens médicaux et recherches ADN" et aurait tenté de dissimuler à la justice plusieurs messages "projetant de 'dépouiller' Monsieur Hakimi", l'avocate de la partie civile contredit ce qui a été avancé par la partie adverse.
"Ce que dit Me Fenny Colin ne tient pas la route, avance-t-elle. Dès le début, on a vu Achraf Hakimi tenter d'alimenter de prétendues rumeurs de racket, de tentative de chantage, alors que ce n'est corroboré par aucun élément du dossier, comme l'ont rappelé le procureur de la République et le juge d'instruction. Il n'y a dans ce dossier aucun racket, aucun chantage, il y a juste une jeune femme qui a subi un viol de la part d'Achraf Hakimi et qui a dénoncé ces faits. (...) C'est une décision importante. La justice a été dans ce dossier exemplaire".