La galère se poursuit pour Rennes... Ce jeudi soir, devant leurs supporters, les Rouge-et-Noir ont chuté face à la formation de Cluj (0-1), dans le cadre de la 3ème journée de la phase de groupes de la Ligue Europa. Réduits à neuf, les hommes de Julien Stéphan continuent de sombrer avec ce dixième match de rang sans succès.
Dans un Roazhon Park chauffé à blanc, le Stade Rennais ratait complètement son entame. Sur un ballon perdu dans sa moitié de terrain par Jérémy Morel, Édouard Mendy se fendait d'un tacle non maîtrisé sur Lacina Traoré devant la surface de réparation. L'arbitre central n'hésitait pas et dégainait le carton rouge (6ème). Romain Del Castillo était alors contraint de quitter ses partenaires de manière précoce, remplacé par le jeune (16 ans) Pépé Bonet. Ce dernier n'avait pas le temps de chauffer ses gants, s'inclinant sur le coup-franc botté au sol par Ciprian Deac (0-1, 9ème). Un début cauchemar pour les Rouge-et-Noir, qui, malgré tout, ne baissaient pas les bras.
En effet, après deux frayeurs sur son but (volée trop croisée de Damjan Djokovic à la 22ème, tête hors cadre de Ciprian Deac à la 25ème), le club breton obtenait un penalty pour une faute de Kévin Boli sur Adrien Hunou (26ème). En bon capitaine, M'Baye Niang se présentait pour le convertir mais sa frappe du droit, trop croisée, n'attrapait pas le cadre... (28ème). Sonnés par ce raté, les protégés de Julien Stéphan peinaient ensuite à se relever et flirtaient même avec la correctionnelle. Ainsi, à deux reprises (32ème, 38ème), Pépé Bonet devait s'employer devant des tentatives vicieuses de Damjan Djokovic pour permettre à son équipe de regagner les vestiaires avec un seul but de retard.
Rennes se saborde...
Après la pause, le Stade Rennais voyait sa soirée cauchemardesque se poursuivre. Sur une mauvaise relance de Pépé Bonet plein axe, Eduardo Camavinga taclait Billel Omrani par derrière et voyait rouge à son tour (46ème). Réduits à neuf, les Bretons s'articulaient alors en 4-3-1, et, un peu contre toute attente, affichaient une belle résistance aux Roumains et passaient même tout près de l'égalisation. En effet, peu après l'heure de jeu, à la suite d'un ballon récupéré au milieu de terrain, Adrien Hunou décochait une frappe puissante du droit qui chatouillant le montant de Giedrius Arlauskis (65ème).
Moins de 180 secondes plus tard, Raphinha s'essayait du gauche, des 25 mètres, mais n'avait pas plus de réussite (68ème). Même son de cloche, peu après, pour Benjamin Bourigeaud (71ème). Le club breton, malgré l'exclusion pour deux cartons jaunes de Mateo Susic à huit minutes du terme (82ème), n'évitait malheureusement pas une nouvelle contre-performance. Avec cette deuxième défaite en trois sorties sur la scène continentale, le Stade Rennais confirme ses grandes difficultés du moment. Bon dernier de la poule E (1 point), le SRFC se retrouve à cinq unités de son adversaire du soir et six du leader, le Celtic Glasgow, tombeur de la Lazio Rome (2-1).
L'HOMME DU MATCH
Benjamin Bourigeaud : Son équipe a connu un match sans, pas lui. Dans la galère rennaise, il a tout tenté pour tirer ses coéquipiers vers le haut. Certes sans succès, mais il n'a jamais lâché (4 tacles, 1 interception, 4 dégagements, 7 duels gagnés) et a rendu une copie très solide (99 ballons touchés, 75% de passes réussies, 3 passes clés, 4 centres, 4 tirs).